Gard : le double meurtrier a « entendu des voix »

HOMICIDES. Le Gardois de 60 ans qui a poignardé à mort sa mère, âgée de 86 ans et une voisine de 76 vendredi en début d’après-midi, blessant une autre voisine de 54 ans à l’arme blanche également a expliqué « avoir entendu des voix qui l’ont guidé jusqu’au domicile de sa mère », cité Laborie, à Molières-sur-Cèze dans le Gard.

À l’issue de sa garde à vue dans les locaux de la brigade de recherches de la compagnie d’Alès, le procureur de la République de cette ville a ordonné une expertise psychiatrique pour déterminer si le sexagénaire devait être présenté à un juge d’instruction pour une mise en examen, ou s’il devait être interné.

Le fils qui réside dans un hameau, à 5 kilomètres de la cité Laborie, l’ex-site minier de Molières-sur-Cèze a fait irruption au domicile de sa mère armé d’un couteau de cuisine et lui a porté des coups à la gorge, tout comme à une voisine qui lui rendait visite. Les deux femmes sont mortes avant l’arrivée des secours.

Une voisine, alertée par des cris et du remue-ménage est tombée sur le sexagénaire et a tenté de s’enfuir. Elle a été rattrapée et blessé d’un coup de couteau, sans gravité fort heureusement. Les gendarmes de la cellule d’identification criminelle du groupement du Gard ont gelé la scène de crime pendant de longues heures pour isoler des indices et des traces ADN.

Le fils a attendu les gendarmes sur place pour se laisser interpeller sans résistance. Il était soigné depuis plusieurs années pour des problèmes psychologiques.

Le fils de l’une d’elles, âgé de 60 ans, a été interpellé peu après et placé en garde à vue. Il aurait mortellement blessé les deux victimes à l’arme blanche. Une troisième, blessée, a été prise en charge par les secours.

Cet homme qui a été condamné à plusieurs reprises pour des faits de vols et d’escroquerie, « souffrirait de troubles psychiatriques », note le parquet. Selon Midi Libre, il « aurait entendu des voix qui l’auraient guidé et ordonné de commettre les faits ».

En raison de l’état psychiatrique de l’individu, la garde à vue a dû être interrompue, samedi. Elle reprendra quand cela sera possible, explique le parquet au journal régional.

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