FÉMINISME. Le samedi 21 janvier se déroulera à Montpellier, au départ des jardins du Peyrou, une marche des femmes. Une initiative qui fait écho à la Women’s March de Washington en réaction à l’élection de Donald Trump au lendemain de son investiture. Dans le monde, 281 marches sont déjà prévues.

Marie-Noëlle Lanuit, sexothérapeute, explique avoir eu un choc à l’annonce des résultats de l’élection présidentielle américaine. Quelques mois plus tard, elle découvre dans un article Térésa Shook. La jeune retraitée américaine appelle les gens à marcher contre Donald Trump. Marie-Noëlle Lanuit se renseigne sur les Women’s March et imite Térésa Shook en créant un événement Facebook. Depuis, plusieurs associations, mouvements, groupes, partis politiques… appellent à une mobilisation massive pour la Women’s March de Montpellier.

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Aux cotés de Marie-Noëlle Lanuit pour présenter la marche à Montpellier, Marion Carceles, porte-parole d’Osez les féminisme 34, Françoise Mariotti, psychologue et créatrice des Cafés du Genre à Montpellier, Clare Hart, présidente de FACE Hérault, et Sandra/Sancko, artiste membre des collectifs Des Hommes et des Elles et Dessine moi un mouton.

Droit des femmes

L’élection de Donald Trump est une menace pour le droit des femmes. Cela nous a semblé catastrophique qu’un personnage comme cela soit élu” explique Marion Carceles “En 2017, il y a aussi nos élections pour élire nos dirigeants (…) Dans les campagnes on ne parle pas du droit des femmes” . Pour Françoise Mariotti, “Les États-Unis, c’est le pays de Mars et Venus. Quand on avance pas dans le droit des femmes on dit qu’on recule. Il faut porter la voix du droit des femmes” .

La Women’s March s’appuie sur quatre piliers revendicatifs que sont la santé (accès à un système de santé non discriminant, droit à l’avortement inscrit comme droit fondamental des femmes, reconnaissance comme problème de santé publique les violences faites aux femmes), l’économie (égalité des salaires entre homme et femme, droit à une éducation non discriminatoire…), la représentation (parité dans les instances du pouvoir, garantir des codes pour une communication non sexiste…) et la sécurité.

Au-delà du féminisme

Si le féminisme est l’étendard de la marche, il n’en est pas l’apanage. “Les féministes sont des femmes humanistes qui sont contre toutes les discriminations” définit joliment Sandra/Sancko. Clare Hart illustre cette ouverture : “Aux USA, tout le monde fait front contre la parole sexiste, raciste, xénophobe… C’est une belle manière de dire à Trump tu es là mais le monde n’est pas à toi“. À Marie-Noëlle Lanuit de résumer : “Cette marche c’est une belle occasion de se rassembler sans clivage” .

Chacun est donc invité à rejoindre les jardins du Peyrou le samedi 21 janvier à 14h. Si la marche est revendicative, ses organisatrices la veulent festive. Elle se fera donc avec des chants parodiques, des chorégraphies et la fanfare LadyJaja.

Les participants emprunteront l’avenue Foch et la rue de la Loge pour rejoindre la place de la Comédie pour quelques discours et poursuivre la fête avec une djette.

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Journaliste depuis plus de 10 ans et amoureux de Montpellier. Observateur discret de la vie locale. Ses centres d’intérêt ? « Aussi variés que les facettes de la ville ».

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