Crime du Minervois : la victime est Héraultaise

MYSTÈRE. Le cadavre découvert le 4 janvier dernier dans l’Aude, à Bize-Minervois, sur la route de Montouliers a été identifié, indique ce lundi soir le procureur de la République de Narbonne, David Charmatz.
Il s’agit du corps de Cécile Laronde, âgée de 42 ans, domiciliée à Minerve, dans l’Hérault, dont la disparition avait été signalée le même jour. La commune de Minerve est située à une dizaine de kilomètres de l’endroit où son corps a été transporté et abandonné.
La famille et les voisins de la quadragénaire avaient signalé sa disparition aux gendarmes de la compagnie de Béziers, car, elle était anormalement absente de son domicile, devant lequel stationnait sa voiture.

Tentative de viol

Selon les conclusions médico-légales,  la mort survenue plus de 24 heures avant la découverte du corps a été causée par des  coups violents portés sur le crâne et le haut du visage de la victime, avec un objet contondant qui n’a pas été retrouvé.
Les circonstances de la découverte de la victime qui ne portait pas de chaussures et avait un simple collant, comme les traces de défense relevées sur ses membres supérieurs, laissent présumer qu’elle a été tuée alors qu’elle tentait d’échapper à une agression sexuelle. Les enquêteurs fouillent dans le passé récent de la malheureuse et tentent de déterminer si elle connaissait ou non le meurtrier. Ils s’emploient à établir son emploi du temps les 48 heures ayant précédé sa disparition de Minerve.

Voiture accidentée

Au regard de ces éléments, une information judiciaire a été ouverte au pôle départemental de l’instruction à Narbonne, du chef de meurtre ayant suivi un autre crime, en l’espèce, une tentative de viol. L’enquête  a été confiée à la section de recherches de la gendarmerie nationale de Montpellier. Des investigations sont en cours concernant la découverte d’une voiture abandonnée en bordure de la RD 67, le jour de la macabre découverte, non loin du lieu où gisait la quadragénaire. Il était prématuré ce soir d’établir un lien entre ce véhicule, visiblement accidenté et dont on ignore s’il était volé et le crime.
Les spécialistes de l’identification criminelle du groupement de gendarmerie de l’Aude ont passé au peigne fin l’intérieur de cette voiture pour isoler des traces ADN et des indices qui pourraient faire progresser l’enquête criminelle, si les deux affaires sont liées.

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