Meurtre de Montferrier-sur-Lez : la lingère inhumée lundi

Le drame sanglant dans la maison de retraite des missionnaires africains de la colline de Baillarguet, à Montferrier-sur-Lez, au nord de Montpellier dans la nuit du 24 au 25 novembre dernier reste encore dans les mémoires : Catherine Segaud, âgée de 54 ans qui était lingère depuis de nombreuses années a été lardée de coups de couteau dans la buanderie, après avoir tenté d’échapper à un individu encagoulé et armé.

L’employée était domiciliée à Saint-Brès, entre Montpellier et Lunel, où l’émotion avait été très vive à l’annonce de cette brutale et violente disparition. Depuis, son concubin, son fils, la famille et les proches s’interrogeaient sur le refus par les autorités judiciaires de restituer sa dépouille. Le corps n’a finalement été rendu qu’en cette fin de semaine.

Les obsèques de Catherine Segaud seront célébrées ce lundi à 14h30 en l’église de Villeneuve-lès-Maguelone. L’occasion pour ses nombreux amis et pour les habitants de Saint-Brès de rendre un dernier hommage à la malheureuse.

Religieux épargnés

Âgé de 47 ans, en dépression à cause de sa situation -il est au chômage-, un habitant de la commune voisine de Saint-Mathieu-de-Tréviers avait fait irruption dans la soirée du 24 novembre, intégralement vêtu de noir, encagoulé et armé. De nombreux religieux à la retraite se trouvaient dans les étages de la bâtisse. Le suspect avait fait irruption pour réaliser un cambriolage, selon ses aveux livrés lors de sa garde à vue, après son interpellation, après quelques jours de cavale.

Une aide-soignante et la lingère qui faisaient les surveillances nocturnes dans la maison de retraite avaient ouvert la porte au quadragénaire, avant de les ligoter. Les deux deux femmes avaient pu se défaire de leurs liens, l’une ayant pu discrètement donner l’alerte sur ce qui était apparu sur le moment aux yeux des gendarmes et des autorités judiciaires comme une prise d’otages -les moines ont tous été épargnés-, tandis que l’autre, Catherine Segaud qui avait pu s’échapper et se cacher dans la buanderie avait enlevé la cagoule au braqueur. Elle avait alors été sauvagement tuée à coups de couteau, avant de quitter les lieux.

Endetté

La découverte d’une voiture abandonnée sur un chemin isolé de la colline de Baillarguet, non loin du site de la maison de retraite avait permis, la nuit même aux gendarmes d’identifier ce chômeur de Saint-Mathieu-de-Tréviers. Il était traqué, lorsqu’il a été repéré à deux pas du domicile familial qu’il comptait rejoindre à pied, de nuit, par deux gendarmes de la brigade de Saint-Mathieu-de-Tréviers, en patrouille près des arènes.

Le meurtrier présumé s’était rendu sans opposer la moindre résistance. L’enquête révélait que le quadragénaire qui était endetté, poursuivi par un huissier qui menaçait de l’expulser de du logement familial et qui s’était rendu dans cette maison de retraite dans l’espoir de se faire remettre des fonds ou de se faire ouvrir le coffre-fort connaissait bien les lieux et pour cause : il y avait travaillé dans le passé. Depuis, il a été mis en examen et incarcéré. Il sera jugé devant la cour d’assises de l’Hérault.

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