Poussan : les voyantes des trafiquants de drogue n’ont rien vu venir

Huit trafiquants de drogue présumés -six adultes ont été mis en examen et écroués, deux mineurs remis en liberté- ne pensaient pas être arrêtés et pour cause : les prédictions de deux voyantes, membres de cette organisation familiale avaient vu dans les boules de cristal qu’ils échapperaient à la police. Et qu’ils pouvaient continuer leur trafic sans problème. De mauvaises prédictions : mercredi 14 décembre, les policiers du SRPJ de Montpellier attendaient le retour d’une importation de 20 kilos d’herbe de cannabis d’Espagne pour lancer leur coup de filet.

Cache dans un camion-benne

À la sortie de l’autoroute A9, au péage de Sète, une voiture ouvreuse et un camion-benne de chantier de moins de 3,5 tonnes ont été interceptés. La drogue, dissimulée dans une cage spécialement aménagée dans le camion-benne était destinée à être stockée dans un entrepôt proche de la maison familiale de Poussan. Car, c’était une entreprise familiale : le père, 49 ans et sa femme, 48 ans sont soupçonnés d’être les cerveaux. Dans le passé, en 2007 et en 2013, ils ont déjà été condamnés pour trafic de cocaïne.

Le fils aîné, 20 ans, son cadet, un adolescent de 17 ans, leur compagne, dont une mineure ont été interpellés, ainsi que le convoyeur, un Espagnol de 36 ans rémunéré pour ramener l’herbe de cannabis de Valence, dans le sud de l’Espagne jusqu’à l’entrepôt de Poussan.

Les trafiquants présumés étaient discrètement surveillés, filés et écoutés, via leur téléphone portable depuis que les policiers du SRPJ de Montpellier avaient obtenu un précieux renseignement en septembre dernier. « Très vite, le renseignement indiquant qu’un couple et leurs enfants se livraient à un trafic d’herbe de cannabis s’est avéré intéressant. Le 20 octobre, un juge d’instruction a été saisi pour que les enquêteurs poursuivent leurs investigations en utilisant des techniques adaptées et pointues » a révélé ce mardi, Christophe Barret, le procureur de la République de Montpellier, en présence du commissaire Anthony De Freitas, directeur adjoint du SRPJ de Montpellier.

Armes et argent

Lors de l’opération de police et des perquisitions qui ont suivi, les policiers ont saisi 6000 euros en numéraires et deux armes à feu, « dont une de très gros calibre », selon le procureur, qui a indiqué que la voiture et le camion-benne utilisés pour l’importation de la drogue ont également été confisqués.

Les analyses multiples effectuées par les policiers de la PJ attesteraient que le « gang familial de Poussan » n’a guère chômé depuis septembre, puisque 14 voyages jusqu’à Valence ont été recensés. De l’herbe de cannabis a t-elle été ramenée durant ces trois mois d’activité importante ? Les mis en examen l’ont nié, en garde à vue. Si oui, combien de kilos ont t-ils été importés depuis Valence dans ce petit camion-benne qui n’attirait pas spécialement l’attention des douaniers français et espagnols ?

120’000 euros de bénéfices

Selon un calcul des enquêteurs, sur la base des 20 kg saisis, quelque 300 kilos d’herbe de cannabis auraient pu être écoulés depuis l’entrepôt de Poussan, via un filière de revente arrosant la région de Montpellier et de Sète. « Nous pensons que le stock de drogue entreposé était rapidement vendu aux consommateurs, ce qui explique la constance de voyages jusque dans le sud de l’Espagne pour ramener l’herbe de cannabis » estime le commissaire Anthony De Freitas, qui chiffre le bénéfice du trafic présumé à 120’000 euros en trois mois et demi.

Le kilo d’herbe de cannabis se vend 4000 euros sur le marché, selon une estimation des douanes. Le père, l’épouse et les enfants percevaient le RSA, environ 1000 euros d’aide de l’État par mois. Sans profession, ils avaient fait de ce trafic un commerce florissant. Ils se croyaient à l’abri, ayant fait confiance aux deux jeunes voyantes. Mais, ils n’ont rien vu venir. Pour l’anecdote, l’une des voyantes faisait partie du transport des 20 kilos d’herbe de cannabis, qui a entraîné la chute de cette entreprise familiale.

Le camion-benne de chantier.
La cache aménagée dans la benne du camion.
20 kilos dans la benne du camion.

 

3 Comments

  1. La rédaction est de plus en plus nulle. Des commentaires inutiles, des faits divers vraiment anecdotiques. Rien de.intéressant sur ce site

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