Les anti Miss France veulent se faire entendre

La cérémonie de l’élection de Miss France se déroulera samedi à l’Aréna. Si la municipalité de Montpellier et d’autres, accueillent les belles et le show populaire avec beaucoup d’enthousiasme, de nombreuses voix se font entendre pour dénoncer le concours.

L’élu Hervé Martin avait été le seul à dénoncer la subvention de 650 000 € accordée par la ville à la société Endemol lors d’un précédent conseil municipal. « On n’est pas dans l’émancipation, on régresse » s’émeut l’élu ce vendredi dans les colonnes de Midi Libre, « Tant qu’on promeut ce genre de spectacle, on n’entre pas dans le XXIe siècle« .

EELV et Ensemble! dénoncent également cette subvention : « Saurel décide de gaspiller 650 000 € d’argent public (…) Voilà ce que coûte le défilé de barbies Endemol à la Ville » en poursuivant « C’est l’argent du contribuable qui est gaspillé au profit d’une société ayant un chiffre d’affaires de plus d’un milliard d’euros« . Les écologistes s’attaquent aussi à la nature même du concours qu’ils qualifient de « ringard et empreint de machisme primaire qui renforce les préjugés sexistes« .

L’association Osez le féminisme n’est pas en reste également pour qui le concours représente « la ringardise la plus vive« . Claire Serre-Combe, porte-parole de l’association féministe, a déclaré à l’AFP : « Le plus problématique est que le concours Miss France, ultra médiatisé, impose des stéréotypes physiques irréels, sans compter le culte de la pureté avec des concurrentes sans petits amis. Cette mise en concurrence à une heure de grande écoute, entraîne beaucoup de souffrance pour d’autres femmes qui ne font pas 1,75m pour 50 kilos« . L’association invite TF1 « à programmer un concours basé sur des femmes remarquables qui agissent contre la pauvreté et l’exclusion« .

Beaucoup plus véhément et critique, un collectif baptisé AG Opération Miss Rance appelle à un rassemblement samedi à 14h sur la Comédie. Selon eux le concours « est l’une des expressions les plus médiatiques de la société patriarcale dans laquelle nous vivons« . Ce collectif voit dans les Miss « les stéréotypes de LA FEMME tels que le souhaite le patriarcat : de magnifiques femmes-objets, incarnées dans des corps déshumanisés et soumis« . Les Miss seraient ainsi « des corps plastiques mesurables et identiques qui ne sont plus qu’objets à évaluer, acheter ou vendre. Marchandises parfaites créées par une société capitaliste, patriarcale, hétéronormée et raciste« .

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *