La rénovation du Peyrou se poursuit en 2017

Philippe Saurel a présenté hier soir lors d’une réunion publique une nouvelle étape de la rénovation de la promenade du Peyrou. Cette fois, les sols des allées de la place Royale, les corps de garde et les murs d’échiffre sont concernés.

« C’est du travail de chirurgien, de la microchirurgie sur la ville ancienne« , voilà comme Philippe Saurel qualifie les opérations à venir dans la promenade du Peyrou. En raison de la qualité patrimoniale et historique du lieu, les travaux sont en effet placés sous le contrôle et la validation des Monuments Historiques et des services de l’État. Ces derniers intervenant dans le financement à travers la DRAC, tout comme la Région.

Du 2e trimestre 2017 à la fin 2017 se déroulera la réfection des sols des allées périphériques de la place. Les travaux s’effectueront un côté après l’autre afin de continuer à accueillir les brocanteurs les dimanches. Le goudron actuel sera remplacé par un mélange de terre et de 8% de chaux. Cela permettra notamment de rétablir la transparence hydraulique naturelle. Le réseau d’évacuation des eaux pluviales sera d’ailleurs repris. Et différentes restaurations sont au programme comme les emmarchements, les caniveaux, l’entourage des arbres… Le coût des travaux est de 1 550 000 € (subventions estimées : DRAC = 400 000 €, Région 130 000 €).

Autres éléments concernés par cette phase de travaux, les corps de garde et murs d’échiffre, bien abîmés par le temps. Pour les premiers, les travaux interviendront du 2e trimestre 2017 à fin 2017 pour un coût de 700 000 € (subventions estimées : DRAC = 180 000 €, Région = 60 000 €). La restauration des murs d’échiffre sera réalisée du 2e trimestre 2018 à fin 2018 pour un coût de 450 000 € (subventions estimées : DRAC = 120 000 €, Région = 40 000 €). Là encore c’est un travail d’orfèvre qui impliquera plusieurs corps de métiers (tailleurs de pierre, sculpteurs, couvreur, menuisiers…).

À l’issue de cette phase de travaux, il restera à reprendre les allées basses, les bassins, le socle et les escaliers du Temple des eaux pour achever la restauration complète de la promenade du Peyrou.

Paroles de Montpelliérains

Lors des réunions publiques les Montpelliérains sont invités à prendre la parole pour apporter des remarques et idées au projet présenté. Hier soir, quelqu’un a ainsi demandé à ce que, malgré des travaux récents, un coup soit donné sur la partie centrale de la place qui a déjà bien souffert. Philippe Saurel a acquiescé. Autre idée d’un participant, que la promenade soit un lieu dédié à la sculpture avec l’installation de plusieurs oeuvres. Sans rejeter cette proposition, elle n’a pas non plus obtenu une grande approbation. Contrairement à celle de faire figurer quelque part une strophe de Paul Valery consacrée à Montpellier et au pic Saint-Loup : « Pureté vraiment rare de l’atmosphère. La lumière fixe ce lieu pétré, et ses jardins, mas ses contenues par des silhouettes nettes. Au fond de la fente, ruelle entre maisons de pierre grise et fine aux ombres délicates, paraît comme un bijou, comme un émail précieux, une montagne d’un bleu charmant, avec pins autour« . Philippe Saurel enthousiasmé par cette idée propose de l’inscrire sur une dalle qui sera posée près de la table d’orientation au niveau du Temple des eaux.

Autre sujet évoqué avec la rénovation des sols des allées, le passage des engins motorisés. Sur les deux roues qui rentrent à l’occasion dans la promenade, Philippe Saurel est impuissant : « Je ne peux pas mettre un policier derrière chaque Montpelliérain« . Par contre il a marqué son opposition concernant un autre engin qui passe plus régulièrement : « Je ne suis pas favorable à ce que le petit train continue de faire son tour à l’intérieur du Peyrou« . À discuter donc avec l’Office de Tourisme.

La question de l’accessibilité des personnes à mobilité réduite a également été abordée. Si la promenade bénéficie d’une entrée pour les personnes en fauteuil, en revanche elles ne peuvent accéder aux allées basses et à la dalle devant le Temple des eaux. Philippe Saurel a assuré qu’une rampe était envisagée sur la gauche des escaliers avant d’arriver au bassin. Cette installation est en discussion avec la DRAC. L’ajout d’éléments sur un site patrimonial est toujours quelque chose de particulièrement difficile. Et pourtant si nécessaire quand cela concerne l’accès à tous des lieux…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *