Meurtre de Palavas : l’ex-boxeur était traqué

L’autopsie pratiquée mardi à l’institut médico-légal du CHRU de Montpellier a confirmé les informations de Métropolitain sur la cause de la mort violente de Mohamed Dridi, surnommé Momo le turbulent, lundi matin à son domicile de Palavas-les-Flots : l’ancien champion du monde de boxe, âgé de 48 ans a été tué d’une balle qui s’est logée en haut de la poitrine. Son décès a été instantané.

Mohamed Dridi était entièrement nu dans le salon du petit appartement situé au dernier étage de la résidence de La Californie, avenue du Général de Gaulle, sur la rive droite de Palavas. Il connaissait sans nul doute le tueur, dont il ne s’est pas méfié en le laissant monter. L’accès à la résidence est géré par un digicode.

Le tueur présumé était bien informé : il a attendu que le fils de la victime, un footballeur de 23 ans quitte les lieux pour aller faire son jogging d’une heure, comme tous les matins pour venir lui régler son compte.

Fausse identité

Mohamed Dridi et son fils habitaient dans cette petite résidence tranquille depuis environ un an et demi. Il n’est pas exclu que l’ancien boxeur qui avait également défrayé un temps la chronique judiciaire était venu « se mettre au vert », car, il était visiblement traqué.

En effet, selon une information de Métropolitain, Mohamed Dridi avait été hospitalisé à la clinique Saint-Roch à Montpellier, à l’époque au faubourg Saint-Jaumes pour des problèmes cardiaques. Il avait subi une batterie d’examens sous une fausse identité…« C’est une indication importante dans l’enquête en cours, car, cela signifie que la victime n’était pas tranquille, qu’elle était pistée, voire plus sûrement qu’elle était traquée » assure une source proche de l’enquête.

Les policiers de la « crim » du SRPJ de Montpellier fouillent dans les événements marquants du passé de Mohamed Dridi et s’intéressent aux dernières personnes, amis et ennemis qui étaient en contact avec lui. Avec cette incohérence : alors que tout démontre que Mohamed Dridi était traquée, il s’était fait curieusement remarqué pour des violences verbales l’été dernier dans des paillotes du littoral, au sud de Montpellier.

 

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