Montferrier-sur-lez : l’assassinat et la tentative visés

Le procureur de la République de Montpellier, Christophe Barret a ouvert une information judiciaire pour « assassinat » et « tentative d’assassinat », des crimes jugées devant la cour d’assises, après la mort par arme blanche d’une aide soignante dans la maison de retraite des missionnaires africains des Chênes Verts, à Montferrier-sur-Lez et les blessures occasionnées à une autre aide soignante.

L’homicide volontaire avec préméditation de jeudi soir est retenue par le procureur contre un habitant de Saint-Mathieu-de-Tréviers âgé de 47 ans en garde à vue depuis vendredi soir, après son interpellation en douceur par deux gendarmes de la brigade locale, près des arènes, non loin de son domicile qu’il comptait sans doute rejoindre pour échapper aux recherches.

Préméditation

Identifié dans les heures ayant suivi sa fuite de la maison de retraite après la découverte de sa voiture en stationnement dans la colline de Baillarguet entre Montferrier-sur-Lez et Prades-le-Lez, le quadragénaire avait refusé de se constituer prisonnier vendredi, son épouse et le fils du couple âgé de 20 ans l’ayant joint au téléphone, à la requête des gendarmes de la section de recherches et des policiers du SRPJ de Montpellier, chargés de l’enquête.

La préméditation est visée au motif que le quadragénaire, un ancien militaire parachutiste cherchait Catherine, 54 ans, domiciliée à Saint-Brès, l’aide soignante assassinée de trois coups de couteau, comme il l’a indiqué à l’aide soignante qui lui a ouvert la porte, jeudi soir. Ancien aide soignant dans cette maison de retraite du chemin de Baillarguet, le quadragénaire qui connaissait la victime a fait irruption vêtu de noir, encagoulé, armé d’un fusil qui était factice et d’un couteau.

Il connaissait la victime

Les deux aides soignantes ont été ligotées et bâillonnées, avant que l’une d’elles parviennent à défaire des liens et alerter discrètement la gendarmerie, via le 17, le numéro d’urgence. Quand les premiers gendarmes sont intervenus, ils ont découvert la quinquagénaire tuée de trois coups de couteau, gisant dans la buanderie, à l’extérieur du bâtiment de 3 étages, où se trouvaient 70 religieux alités, tous indemnes. Le tueur présumé avait déjà quitté les lieux.

Les précieuses indications fournies par l’aide soignante, légèrement blessée et toujours hospitalisée ce samedi dans le service de psychiatrie du CHRU de Montpellier ont permis de soupçonner l’ancien employé de la maison de retraite, ce qui a été conforter par la découverte de sa voiture à proximité, avec le fusil factice abandonné sur un siège.

Le juge d’instruction en charge de l’information judiciaire va s’attacher à déterminer le mobile de cet assassinat : vengeance suite à un contentieux de travail avec la victime ? Litige financier entre eux ? Affaire de liaison sentimentale ? Le quadragénaire, dont le casier judiciaire est vierge, expliquera peut-être les motifs de son acte criminel durant sa garde à vue, qui s’achèvera dimanche par sa mise en examen.

 

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