Meurtre de Montferrier-sur-Lez : gendarmerie et SRPJ saisis

Le Groupement de gendarmerie de l’Hérault et le Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Montpellier ont été conjointement saisis dans la nuit de jeudi à ce vendredi de l’enquête sur le meurtre d’une aide soignante de la maison de retraite des missionnaires africains des Chênes Verts, dans le quartier de Baillarguet, à Montferrier-sur-Lez, à une quinzaine de kilomètres au nord de Montpellier.

Le général Jean-Philippe Lecouffe, commandant adjoint de la région de gendarmerie Occitanie et commandant du groupement de gendarmerie de l’Hérault, ainsi que le commissaire divisionnaire Anthony De Freitas Meira, directeur adjoint du SRPJ de Montpellier étaient sur les lieux. L’hélicoptère de la section aérienne de la région de gendarmerie d’Occitanie survolait de nouveau le massif forestier de Baillarguet, ce vendredi matin.

De nombreux gendarmes qui arrivent sur le site avec des chiens pisteurs vont quadriller toute la colline et rechercher mètre par mètre pour s’assurer que le fuyard ne s’y trouve pas encore, caché dans les sous-bois. 

« Crime flagrant »

L’enquête de « crime flagrant » est supervisée par Christophe Barret, le procureur de la République de Montpellier. Cette saisie de la gendarmerie et du SRPJ, au lieu du parquet antiterroriste de Paris en cette période d’état d’urgence, atteste qu’au stade actuel des investigations, l’hypothèse d’un acte terroriste est écartée. Toutefois, à 7h ce vendredi, ni le procureur de la République, ni les enquêteurs ne connaissaient la motivation exacte de l’inconnu qui a fait irruption, vêtu de noir, encagoulé et armé -couteau et fusil à canon scié- dans la maison de retraite abritant 70 religieux vulnérables au niveau santé, jeudi à 21h45.

Une surveillante venue ouvrir la porte a été ligotée et bâillonnée, mais a pu donner l’alerte à 22h30 au centre opérationnel de gendarmerie de l’Hérault, via le 17, après avoir pu discrètement retiré ses liens. Quand les premiers gendarmes sont arrivés sur place, ils ont découvert le corps d’une aide soignante, une dame âgée, baignant dans une mare de sang. Elle a été tuée de plusieurs coups de couteau, à l’extérieur du bâtiment, probablement parce qu’elle s’échappait.

En fuite

Les 70 religieux étaient indemnes, mais choqués. Ils sont depuis pris en charge au sein d’une cellule psychologique des sapeurs-pompiers, des médecins du Sdis 34 et du Samu de l’Hérault, dépêchés en nombre.

Après une fouille complète des 3 étages, des caves et du vaste parc de la maison de retraite, implantée dans une zone isolée de la colline de Baillarguet, à l’écart de la route qui conduit de Montferrier-sur-Lez à Prades-le-Lez, les gendarmes n’ont pas localisé le meurtrier, qui a réussi à prendre la fuite, probablement après que la gardienne ait donné l’alerte.

Des contrôles routiers renforcés mis en place en milieu de nuit étaient toujours activés, ce vendredi matin. La surveillante de la maison de retraite, en état de choc a pu donner quelques renseignements sur la corpulence du suspect et sur sa voix. Les enquêteurs n’excluent pas qu’il s’agisse d’un habitant du secteur, qui connaissait l’existence de cet établissement. Est t-il venu régler un compte ? Ou s’agit t-il de l’acte d’un déséquilibré. Le mystère reste entier.

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