Près de Montpellier : une aide soignante tuée, le meurtrier en fuite

Un inconnu a assassiné à l’arme blanche une aide soignante et détenait 60 religieux  catholiques en otages dans une maison de retraite de missions africaines du chemin de Baillarguet, sur la commune de Montferrier-sur-Lez, au nord de Montpellier, ce jeudi soir. 10 religieux auraient pu s’échapper et se mettre en sécurité.

L’inconnu intégralement vêtu de noir a fait irruption encagoulé et armé dans le bâtiment à 21h45. D’importantes forces de gendarmerie sont déployées sur place, ainsi que des policiers municipaux  et des officiers de police judiciaire dépêchés de Montpellier. Des sapeurs-pompiers du Sdis de l’Hérault, dont des médecins et des urgentistes du Samu 34 sont arrivés sur les lieux, ainsi que des bénévoles de la croix Rouge Française de l’Hérault.

Un dispositif de secours sur les lieux.
Un dispositif de secours sur les lieux.

De nombreuses unités du groupement de gendarmerie de l’Hérault sont engagées, dont des pelotons de surveillance et d’intervention (Psig), notamment le Psig Sabre de Lunel –voir ci-dessous-, des enquêteurs de la section de recherches de Montpellier, de la compagnie de Castelnau-le-Lez et de Lunel, les spécialistes de la cellule d’identification criminelle pour le relevé de traces ADN. L’antenne régionale du GIGN (Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale) et l’antenne régionale du RAID sont arrivés. Le procureur de la République de Montpellier, Christophe Barret se trouve sur le dispositif et dirige les opérations, avec le général Jean-Philippe Lecouffe, commandant en second de la région de gendarmerie d’Occitanie et du groupement de gendarmerie de l’Hérault.

Un poste de commandement a été installé.

Aucune revendication

Il n’a pas revendiqué son acte, selon la préfecture de l’Hérault. Un détail intrigue des observateurs : un djihadiste ne frappe jamais le visage masqué. L’acte d’un déséquilibré ne serait pas exclu. On ignorait à 23h15 quelles étaient les motivations précises du preneur d’otages, retranché dans une pièce du bâtiment. C’est une surveillante qui a réussi à alerter discrètement la gendarmerie via le numéro d’urgence, le 17. Elle a été dans la foulée ligotée et bâillonnée par le preneur d’otages, qui serait armé d’un fusil à canon scié. Elle a pu se défaire de ses liens et appeler les gendarmes. Quand ils sont arrivés rapidement, ils ont découvert le corps de l’aide soignante, tuée de trois coups de couteau à l’extérieur du bâtiment. Elle avait probablement tenté de s’échapper.

À minuit, la préfecture de l’Hérault a officiellement confirmé le décès par arme blanche de cette femme, sans plus de précisions. La route qui mène de Montferrier-sur-Lez à Prades-le-Lez était fermée à la circulation dans le grand rond-point où se trouve un garage automobile, a constaté un journaliste de Métropolitain.

Contrôles routiers

À 0h30, des recherches dans le parc et dans la maison de retraite étaient vaines. Les 3 étages, les caves et le parc ont été fouillés minutieusement. Soit l’assassin est toujours sur place, où il est caché, soit il a pu abandonner les otages et s’enfuir dans une direction ignorée, pourquoi pas à pied pour, c’est une hypothèse, rejoindre un véhicule garé sur un chemin forestier mitoyen de la maison de retraite. Une diffusion générale a été lancée à tous les services de police et de gendarmerie. Des contrôles routiers étaient mis en place sur les axes routiers de la région montpelliéraine. « Sur un barrage dressé à Prades-le-Lez, les gendarmes, fusils à pompe en main et des chiens se font ouvrir les coffres des voitures » témoigne un habitant, joint par notre rédaction.

À 1h30, l’hélicoptère de la section aérienne de la région de gendarmerie d’Occitanie, doté d’un grand projecteur survolait la colline de Baillarguet. L’assassin serait t-il toujours sur le site, caché dans les sous-bois ?

Les retraités qui auraient assisté à l’horrible mort d’une des surveillantes en état de choc vont être pris en charge par la cellule psychologique du Samu de l’Hérault. Il sont pour la plupart vulnérables et ne se déplacent qu’avec l’aide du personnel.

Le Psig Sabre

dsc_0300Le Psig Sabre des gendarmes de la compagnie de Lunel est engagé sur cette intervention sensible. Ces véhicules sont des Volkswagen Sharan dotés moyens de communication sécurisés, permettant d’accueillir quatre gendarmes et pouvant se déplacer en toute discrétion.

Ces monospaces sont notamment équipés d’un système de radio et d’informatique embarqué alimenté à partir de la batterie du véhicule et de deux caissons d’armes montés sur support dans le coffre. « L’objectif a été de rendre le véhicule le plus discret possible », explique Cyriaque Leboucher, responsable du marché sécurité au sein du groupe Gruau, l’entreprise française sélectionnée au terme de l’appel d’offres lancé par la Gendarmerie. Pour les interventions et les patrouilles, ces véhicules disposent en effet de bandes magnétiques sérigraphiées pouvant facilement être retirées et d’un pare-soleil Gendarmerie à clips.

Un bâtiment moderne, isolé

L’assassin et preneur d’otages pourrait être un habitant du secteur, car l’existence de cette maison de retraite de missionnaires africains n’est pas très connue. Seuls des riverains, des résidents des communes proches et des élus connaissent son implantation, dans un coin isolé de la colline de Baillarguet.

L’EHPAD visé qui se trouve à l’écart de la route reliant Montferrier-sur-lez et Prades-le-Lez, sur une colline proche du campus international de Baillarguet, jadis tenu par une congrégation pour des prêtres âgés, est depuis 1994 géré par une association « Les Chênes Verts » composée de laïques et de religieux. Son bâtiment moderne est implanté dans un cadre arboré typiquement méditerranéen composé de chênes verts et de vignes. Le bâtiment comprend 3 étages, avec des caves et un vaste parc.

L’établissement est une maison de retraite pour prêtres ayant travaillé en Afrique, a précisé ce soir le délégué épiscopal à l’information du diocèse de Montpellier, Wayne Bodkin, qui a indiqué se mettre à la disposition de la gendarmerie.

Le maire de la commune de Montferrier-sur-Lez, Michel Fraysse (LR) a indiqué que vivaient dans l’établissement une soixantaine d’anciens missionnaires d’Afrique, ainsi que six ou sept laïcs et six ou sept religieuses.

Vidéo : un élu de Montferrier-sur-Lez raconte :

 

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Anthony Montardy
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40 Comments

  1. On s’en fou un peu de comment sont les chambres, douches ou baignoires ?? si la salle à manger est grande ou pas, hallucinant !!!

  2. Vous devriez aller dormir les enfants il est fort tard et vous devriez vous reposez car demain est une dure journee ps: si vous avez des News dites moi

  3. Bonsoir, comment pouvez vous dire si c’est un déséquilibré ou un islamiste, avant de de dire quoi que se soit attendais les informations, je comprend avec tout se qui sais passé en France ou dans d’autres pays vous rage, mais ne préjugé pas avant d’avoir des informations, et c une maison de retraite il y a 70 personnes dedans prions que tout se passe bien .

  4. Impeccable tous les renforts sont la haut, cela donne porte ouverte ailleurs dans le département pour tout autre acte…..

  5. Waw, 32 commentaires. Joli score. C’est pas parce qu’on ne sait rien qu’on doit s’interdire de donner son avis. Continuez tous à donner votre avis. C’est tellement éclairant. Alors, djihadiste ? Fada moyen ? Jobard absolu ? Je sens que vous serez déçus si ce n’est pas un rebeu. Je me TRUMPE ?

  6. L’article a été modifié durant la nuit, maintenant elle n’a plus été égorgé! Et vu que le mec était cagoulé ce n’est pas un djiadiste pour rappel les frères kouachi n’étaient pas cagoulé????

  7. C génial de décrire aussi bien les véhicules des flics qui sont a sa recherche…le journalisme aujourd’hui on peut se demander si il travaille pas avec ces détraqués…

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