Baillargues : le passage à niveau enfin supprimé

Le projet est désormais mis sur les rails et devrait enfin aboutir, alors qu’il est annoncé depuis ces dernières années, sans voir le jour : la suppression du fameux passage à niveau numéro 33 de la route de Mudaison-Mauguio, la RD 26, près du pôle d’échange multimodal (PEM) de Baillargues est bien engagée, avec le lancement de l’enquête publique unique, lundi. Elle durera jusqu’au vendredi 6 janvier.

Dans le quartier du complexe du golf de Massane, ce passage à niveau constitue un point noir, depuis que des accidents, dont des mortels ont endeuillé des familles, ces dernières années. Il a également été le théâtre de suicides. L’arrivée de trains dans les deux sens jour et nuit à des cadences infernales, avec des TGV et des TER qui croisent des convois de marchandises ont poussé des conducteurs impatients et inconscients à s’engager en dépit des demi-barrières baissées et la sonnerie stridente du feu rouge clignotant. Il y a même eu des drames évités de justesse.

Bref, ce passage à niveau est devenu le cauchemar des automobilistes qui l’empruntent régulièrement et sa suppression a été actée dans le cadre de l’aménagement de la phase 2 du pôle d’échanges multimodal (PEM) de Baillargues. Les deux projets sont traités simultanément. La route qui mène de Baillargues à Mudaison-Mauguio sera aménagée sous un pont où circuleront les trains, quand le passage au niveau sera supprimé.

Commission d’enquête

L’enquête publique unique va donc durer 40 jours. Le tribunal administratif de Montpellier a désigné Georges Rivieccio, un colonel de l’Armée de terre à la retraite pour présider la commission d’enquête, composée de Pierre Balandraud, un chargé d’étude à la DDE (Équipement), à la retraite et de Claude Rouvière, retraité du CHU de Montpellier, où il était directeur des services techniques.

La Région Occitanie (Pyrénées-Méditerranée) est maître d’ouvrage avec la SNCF-Réseau. Son directeur d’opération, Pascal Damour n’est autre que le responsable technique du projet. Il avait failli aboutir en 2014, avec une proposition à la concertation avec le remplacement du passage à niveau existant par un ouvrage dénivelé, un pont-rail permettant à la RD26 de passer au-dessous de la voie ferrée. « Cela implique la nécessité de rétablir les voiries routières et cheminements piétons-cycles existants impactés par la construction du pont-rail et de la nouvelle voirie », souligne t-on à la SNCF.

Déviation de la RD 613

La déviation de la RD 613, l’ancienne RN 113 au droit des communes de Baillargues et de Saint-Brès, entre Montpellier et Lunel est un projet étudié par les services de l’Etat. À terme, il devrait permettre une connexion directe à l’Est de l’aire urbaine de ces deux communes, entre la RD 613 actuelle et l’autoroute A9. Avec le passage à niveau numéro 33, la traversée de Baillargues, dans les deux sens, constitue un point noir : la circulation, très importante selon les heures est paralysée à plusieurs reprises chaque jour.

Dans le cadre du chantier actuel de dédoublement de l’A9, les emprises permettant cette connexion ont été préservées. Cependant, les temporalités des deux projets sont distinctes et les travaux non concomitants, relève la SNCF.

Les pièces du dossier complet de l’aménagement de la phase 2 du PEM et de la suppression du passage à niveau numéro 33 pourront être consultées en mairie de Baillargues, du lundi 28 novembre au vendredi 6 janvier aux jours et horaires suivants : le lundi de 13h à 19h, le mardi, mercredi, jeudi et vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h30. Des observations par écrit pourront être adressées au président de la commission d’enquête, place du 14 juillet, 34.670 Baillargues.

Des sites seront à la disposition des habitants pour s’exprimer : http://www.ville-baillargues.fr et http://www.laregion.fr/Pem-baillargues

Le président ou un des membres de la commission d’enquête pourront recevoir les habitants souhaitant réagir sur rendez-vous. Ces personnes devront adresser une requête dûment motivée. La suppression de ce point noir de Baillargues est enfin amorcée. Il suffisait pourtant de dire 33.

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