Delafosse appelle à soutenir la fresque street-art de la gare

Il y a trois semaines le site Busk, spécialisé dans les cultures urbaines, révélait le rejet par les bâtiments de France de la plus grande fresque street-art portée par la galerie At-Down et confiée aux artistes Smole et AlëxOne. Michaël Delafosse, président du groupe socialiste, écologiste et progressiste au conseil municipal, appelle à soutenir le projet et demande à Philippe Saurel de s’investir dans ce sens.

Après les deux fresques monumentales aux abords de la poste de Rondelet, la galerie At-Down avait proposé l’année dernière de remplacer le vieux trompe-l’oeil défraichi qui surplombe la dernière voie de la gare Saint-Roch. Le tout appuyé avec succès par une campagne de crowfunding témoignant de l’engouement populaire. Jusqu’au coup de froid jeté par les Bâtiments de France qui par deux fois ont rejeté le projet.

La fresque serait venue remplacer le vieux trompe-l'oeil
La fresque serait venue remplacer le vieux trompe-l’oeil

Dans son communiqué, Michaël Delafosse met en avant deux éléments essentiels qui auraient dû normalement parler à l’architecte des Bâtiments de France. « Tout d’abord les deux artistes sont des figures reconnues de la discipline dont la qualité du travail et le talent ont acquis une notoriété au-delà des frontières de notre pays » pour appuyer le choix de Smole et AlëxOne. Le socialiste met ensuite en avant la localisation de la fresque : « Le projet s’inscrivait dans une zone propice à son esprit, la gare, et non par exemple une rue historique de l’écusson. À titre de comparaison, la fresque de Mist à Rondelet est devenue par sa qualité un élément d’identité du quartier« . D’autant que cela aurait apporté une notoriété encore plus grande à Montpellier avec plus de 400 m2 à la vue des passagers des trains.

Michael Delafosse rappelle que « cette fresque n’aurait pas coûté un euro au contribuable« . Une publicité et un embellissement de la ville bénéfiques à tout le monde. C’est dans ce sens qu’il « invite le maire a affirmer son soutien avec conviction à ce projet, ayons de l’ambition pour la place de notre ville sur la scène européenne du street-art« . Rappelons que Montpellier est l’une des seules villes en France à consacrer une délégation aux « cultures urbaines ». Or ces cultures naissent et vivent dans la rue. C’est par extension qu’elles sont désormais accueillies dans les murs des lieux institutionnels. Il ne faudrait pas l’oublier…

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