Policiers en colère : le directeur général à Montpellier

Le directeur général de la police nationale, Jean-Marc Falcone est venu à la rencontre des policiers en colère ce jeudi après-midi à Montpellier. Accompagné du préfet de l’Hérault, Pierre Pouëssel et du directeur central de la Sécurité publique, Pascal Lalle, il a rencontré des responsables des organisations syndicales et une délégation de fonctionnaires de la Sécurité publique des commissariats de Montpellier, Béziers, Sète et Agde représentative des unités qui suivent le mouvement depuis environ un mois, avec des manifestations publiques quotidiennes.

Objectif de ce déplacement en province : apaiser la colère des policiers et faire cesser cette fronde, inédite, dans les rangs policiers, dans la mesure où ces actions ont lieu en dehors des appels des syndicats. Le mouvement est né à la suite de l’attaque violente d’une patrouille de policiers en région parisienne. Le véhicule de patrouille avait été incendié au cocktail Molotov alors que 3 policiers étaient à l’intérieur. Deux ont été grièvement brûlés. Spontanément, des gardiens de la paix s’étaient rassemblés à Paris, avant que le mouvement ne se répande en province et notamment à Montpellier, avec des manifestations à la mi-journée et en soirée sur la place de la Comédie ou en bas de la rue Maguelone, avec sirènes et gyrophares actionnés.

Armement sophistiqué

« Je vais doter les policiers d’un armement plus sophistiqué, avec le renouvellement du vieux pistolet-mitrailleur qui sera remplacé par une arme longue plus moderne », a détaillé Jean-Marc Falcone. « Les Flash-Ball vont être remplacés par un lanceur de balles de défense plus précis et adapté aux missions », a t-il annoncé également. Mais, syndicats et policiers de terrain estiment que ces mesures avaient déjà annoncées en 2015.

Le patron de la police nationale a indiqué, par ailleurs : « Je vais également proposer que soit accéléré le calendrier de suppression des gardes statiques dans les préfectures et proposer au ministre de l’intérieur qu’une série de missions de surveillance n’incombent plus à la police nationale, mais soient confiées à des sociétés privées ».

Des propositions qu’il fera à Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, qui a déjà promis de nouvelles lois, notamment en ce qui concerne la légitime défense et les outrages. 250 millions d’euros ont par ailleurs être injectés pour mieux sécuriser les missions des policiers dans les cités difficiles.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *