Montpellier : reconstitution d’un double meurtre

palais justice montpellier

Le juge d’instruction du tribunal de grande instance (TGI) de Montpellier en charge de l’information judiciaire ouverte pour « homicides volontaires » organisait ce mardi après-midi la reconstitution du double meurtre commis le 24 août 2014 au soir, dans le quartier de Lemasson, à Montpellier. Le procureur de la République, les avocats du suspect, policiers et gendarmes étaient sur les lieux, où les deux mis en examen devaient refaire les gestes meurtriers.

Reconstitution en cours à Lemasson.
Reconstitution en cours à Lemasson.

En cet été 2014, l’affaire avait défrayé la chronique, au point qu’il avait été question, faussement, qu’il s’agissait d’un double règlement de compte « à la Marseillaise ». Le parquet et le patron du SRPJ avaient démenti.

« Nous nous trouvons devant une altercation par armes à feu qui pourrait être liée à un trafic de drogue, avait expliqué le procureur adjoint de l’époque.

Fusillade

Après la fuite des meurtriers présumés, arrêtés quelques jours plus tard, les policiers avaient récupéré les deux armes à feu (357 Magnum et un calibre 7.65) utilisées durant la fusillade, puis interrogés deux « amis » de la victime Sébastien Thomis (24 ans), présents à ses côtés lors du drame.

Deux hommes étaient devant le 440 de l’avenue Pedro de Luna, quartier Lemasson. Après un échange verbal tendu avec trois jeunes individus, l’un d’eux (Sébastien Thomis, décédé par balles) était la cible de plusieurs coups de feu à distance au 357 Magnum de la part d’un des deux arrivants, Nordine Bakreti (39 ans), domicilié à Cournonsec. Blessé, Sébastien Thomis étaient parvenus à se réfugier dans le hall de l’immeuble où Nordine Bakreti l’avait poursuivi.

À l’intérieur de la résidence, dans le hall, la victime aurait réussi à désarmer son agresseur, à lui porter un coup de crosse sur le crâne, avant d’ouvrir le feu sur lui et le tuer sur le coup. Le second arrivant pénètre alors dans le hall et aurait à son tour tiré (calibre 7.65 millimètres) sur Sébastyien Thomis, avant de récupérer les deux armes et de prendre la fuite. Grièvement blessé, Sébastien Thomis décédait peu de temps après l’arrivée des secours, après que ses deux « amis » l’eurent traîné hors du hall de l’immeuble.

Le fuyard était arrêté quelques jours plus tard. Les deux victimes et le meurtrier présumé étaient connus des services de police.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *