Montpellier : la gestion de la verbalisation confiée au privé

Anticipant une nouvelle législation au 1er janvier 2018, la mairie de Montpellier a validé le principe de confier le stationnement à un délégataire de service public, selon nos confrères de 20 Minutes.

Au 1er janvier 2018, les 13’000 places de stationnement ne seront plus gérées par les agents municipaux, mais par des salariés d’une société privée. En votant la privatisation de la verbalisation du stationnement, via une délégation de service public (DSP), la majorité divers gauche de Montpellier a fait un choix similaire à celui que s’apprête à faire Paris.

L’élue de la Ville, Marie-Hélène Santarelli, déléguée à la Sécurité explique pourquoi à 20 Minutes. « D’après les études réalisées depuis un an, un investissement de cinq millions d’euros sera nécessaire pour remplacer les 755 horodateurs. Aujourd’hui, le recouvrement n’est que de 30 % et la gestion du stationnement coûte plus cher qu’elle ne rapporte », indique t-elle, précisant que les tarifs et les zonages seront fixés par la Ville et non pas par le délégataire. Le prix du PV simple à 17 euros ne sera pas augmenté.

Les usagers auront-ils une crainte ? Comme pour les contrôleurs du tramway, le recours à une société privée entraînera t-il une hausse considérable du nombre de PV ? En principe, leur volume paiera le délégataire. Avec l’évolution des effectifs de police municipale et la mise en place de la verbalisation électronique, le nombre de PV a explosé de 39 % cette année, selon l’adjointe de Philippe Saurel.

« Gestion plus intelligente »

Le remplacement des horodateurs devrait entraîner « une gestion plus intelligente du stationnement, comme des tarifs adaptés aux personnes sur leur lieu de travail, des demi-heures gratuites devant les commerces là où la rotation doit être importante ou le renfort du paiement à distance lors du dépassement de temps de stationnement », selon Marie-Hélène Santarelli, soulignant que, « la ville a changé, de nouvelles zones deviendront payantes pour éviter les véhicules ventouses. Mais, nous ne ferons pas n’importe quoi ».

Que vont devenir les agents aujourd’hui affectés à la verbalisation ? Selon 20 Minutes, les 38 agents de surveillance de la voie publique (ASVP) se verront proposer d’intégrer les effectifs du délégataire, tout en conservant leur statut de fonctionnaires municipaux. Les autres seront affectées à d’autres tâches, comme la gestion des incivilités ou la collecte des déchets abandonnés. « Ils verbaliseront toujours le stationnement gênant et continueront à assister la police municipale dans la gestion des grands événements culturels et sportifs. », révèle l’élue déléguée à la Sécurité. Le choix de la société privée sera entérinée ultérieurement par un vote soumis au conseil municipal.

 

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