Colère des policiers : propositions du gouvernement

Depuis trois semaines, les policiers de la Sécurité publique appartenant à toutes les unités sont dans la rue pour manifester leur mécontentement sur leur sort : violences physiques en hausse dans des cités sensibles, où des individus n’hésitent pas à lancer des cocktails Molotov sur des voitures de patrouille occupée par des gardiens de la paix, comme récemment en région parisienne avec deux brûlés, laxisme dans les décisions des juges. Les policiers ont décidé de montrer leur colère à la population, hors appui syndical. « Les syndicats sont incapables de porter nos revendications » accuse un policier du commissariat central à Montpellier.

Ce mercredi à 13h, ils seront de nouveau rassemblés sur la place de la Comédie, à Montpellier, avec un concert de sirènes, gyrophares allumés. L’annonce du déblocage rapide de 250 millions d’euros de fonds pour de nouveaux équipements par le gouvernement n’apaise visiblement pas cette fronde inédite.

Casques, visières, gilets pare-balles

Voici le détail des mesures qui seront présentées au Parlement, à la fin du mois :

Au 1er janvier seront livrés, 8’000 casques et lisières,  21’700 gilets pare-balles, 4’730 boucliers et de nouvelles armes. Il y aura  un renforcement du vitrage des voitures banalisés et sérigraphiés et une mise en service de véhicules, dont des fourgons particulièrement protégés dans les quartiers les plus sensibles.

Le renouvellement du parc automobile en 2017 concernera la réception de 3’080 pour la police nationale et 3’300 pour la gendarmerie, avec un déploiement de matériels anti-feu.

Renforcement de l’anonymat

Une rencontre entre Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur et Jean-Jacques Urvoas, le ministre de la Justice a permis de tomber d’accord sur une amélioration concernant l’état de légitime défense : un groupe de travail est mis en place pour examiner les conditions d’usage des armes par les policiers en situation de légitime défense. Est prévu un alignement des peines pour outrage envers les agents dépositaires de l’autorité publique : 6 mois de prison ferme. Un renforcement des mesures pour protéger l’anonymat des policiers nationaux sera également présenté au Parlement, fin novembre, assure ce mercredi matin le garde des Sceaux.

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