Colère : 30 policiers de Marseille rappelés à l’ordre

La mesure brutale n’a guère été appréciée par les fonctionnaires de police montpelliérains, qui continuent de manifester leur colère et qui pour l’heure ont été épargnés : une trentaine de policiers ayant manifesté à Marseille ont été convoqués à la préfecture de police et à la direction départementale de la Sécurité publique des Bouches-du-Rhône (DDSP 13) pour un « ferme rappel à la règle », selon la préfecture de police de Marseille.

« Le ministre de l’Intérieur a fait des annonces, il s’agit de mesures fortes qui répondent en grande partie aux attentes et avec un calendrier de mise en place assez serré, dès lors, on ne comprend pas pourquoi les manifestations se poursuivent », a déclaré le préfet de police de Marseille Laurent Nunez, évoquant des rassemblements diurnes et nocturnes dans les rues de la cité phocéenne.

« Caractère illégal »

« La DDSP 13 a effectivement convoqué les fonctionnaires qui ont manifesté et j’ai reçu des manifestants. Il n’y aura pas de sanction, ni de mise à pied, mais il s’agit de fermement rappeler les règles » a précisé le préfet de police, affirmant que les concertations avec les syndicats de police avaient commencé et qu’il recevrait les non-syndiqués, mercredi 2 novembre.

Le préfet a souligné « le caractère illégal » des manifestations, qui ont eu lieu dans toute la France depuis le 17 octobre, « avec l’utilisation des voitures de police, des brassards, parfois pendant les heures de service ». Selon les jours, entre 60 et 100 policiers de la Sécurité publique de Montpellier manifestent à la mi-journée et en soirée sur la place de la Comédie ou en bas de la rue de Maguelone, sans relâcher la pression. D’autres rassemblements ont lieu à Nîmes, Béziers, Sète, Perpignan, Toulouse et Avignon, ainsi qu’en région parisienne et en province.

Mercredi, le gouvernement a annoncé le déblocage d’une enveloppe de 250 millions d’euros et des mesures répondant à la plupart des revendications des policiers, notamment sur le laxisme de certains juges, en espérant calmer le mouvement.

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