Temple protestant de Montpellier : un dernier tour de Carrousel

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Le nouveau visage du Carrousel du cours Gambetta à Montpellier.

IMMOBILIER. Une page se tourne pour le Carrousel du cours Gambetta, à Montpellier. Ce Carrousel fut un temple protestant pendant 135 ans. Bientôt, ce sera un espace social, culturel et artistique composé de 53 appartements, d’une salle de conférences de 200 places, d’un studio radio et d’une salle de rédaction. Explications.

Le projet immobilier —porté par la Fondation du protestantisme— concerne le temple du cours Gambetta et un bâtiment voisin donnant sur la rue Louise-Guiraud. Le temple, dont l’entrée se fait par la rue Brueys est situé en face de la station Saint-Denis des lignes 3 et 4 du tramway montpelliérain. Construit au début du XIXe siècle, c’était initialement un manège équestre —d’où le nom de Carrousel— devenu en 1882 un temple de l’Eglise réformée et auquel se sont ajoutés ensuite des locaux administratifs et sociaux.

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PAVÉ 250

À a place sera construit un double bâtiment neuf au gabarit des immeubles voisins et pour une surface totale de 3.500 m2. Côté cours Gambetta, l’immeuble comptera quatre étages, et côté rue Louise-Guiraud, deux étages. Une double passerelle reliera les deux bâtiments au-dessus d’un patio intérieur. Les deux premiers niveaux du bâtiment principal seront dédiés aux activités culturelles, sociales et spirituelles. Ainsi, au rez-de-chaussée, une grande salle de 200 places pourra accueillir des spectacles ou des cultes.

Logements de l’Armée du Salut

Cette salle pourra aussi être partagée en trois par des cloisons amovibles pour permettre, par exemple, des réunions d’associations locales. Au premier étage de ce grand bâtiment, on trouvera, entre autres, un espace de communication abritant les locaux de la radio associative FM+, des espaces d’accueil d’associations de jeunes et des logements sociaux pour héberger les responsables de la gestion et de l’animation de l’ensemble. Les trois niveaux supérieurs, édifiés au-dessus de l’actuel temple, seront consacrés quant à eux à des appartements sociaux, gérés par l’association Gammes, et à des logements pour pasteurs retraités. Enfin, l’immeuble de deux étages donnant rue Louise-Guiraud sera constitué de logements de la pension de famille de l’Armée du Salut.

Deux points forts

L’intérêt et l’originalité du projet, ses deux points forts, se trouvent dans :

● l’ouverture culturelle sur la ville par l’organisation d’activités spécifiques et l’accueil d’associations partenaires; ● le logement accessible à des ménages à revenu modeste qui bénéficieront d’un habitat de qualité et des facilités qu’offre le quartier : desserte par les transports en commun, lien avec le centre-ville, commerces de proximité, jardins publics…. L’ensemble est conçu pour offrir des logements sociaux bien situés au centre-ville et, simultanément, pour mettre en œuvre un échange entre personnes, associations, institutions différentes sur le principe : “Qui ne ressemble pas s’assemble pour échanger, concevoir et réaliser”.

Dans le détail, le projet comporte : ● une résidence sociale pour familles monoparentales (24 logements) ● une pension de famille (24 logements) ● un pôle communication (écrite, radio, web) ● un lieu d’accueil et de rencontres pour activités sociales et culturelles ● complétés par des bureaux et logements d’accompagnement et cinq logements destinés à des pasteurs retraités. L’architecte des bâtiments de France a demandé que deux murs du temple soient conservés et que soient réalisés des percements conservant l’aspect initial. Les deux bâtiments parallèles au cours Gambetta, reliés par une galerie permettent de répondre ainsi aux différents besoins tout en préservant des espaces libres.

Soirée de gala le 23 mai

Une soirée de gala est organisée mardi 23 mai à 19h pour soutenir le projet du Carrousel, un véritable “life lab“ facilitant la reconnaissance des talents, permettant un apprentissage de la vie économique et sociale dans un monde décloisonné.

« Collaborer en venant de différents horizons est aujourd’hui une nécessité absolue pour contribuer au développement de chacun et de tous » indiquent les concepteurs du projet, ajoutant : « Le Carrousel n’est pas qu’une résidence sociale, qu’une radio ou qu’un espace de réunions, c’est tout ça, ensemble. Dans le monde de l’entreprise, on parle de pépinière, d’incubateurs. Grâce à son hétérogénéité, le Carrousel est en effet un terrain propice à l’émergence d’idées, une plateforme dont l’esprit dépasse la simple cohabitation et qui parie sur une collaboration productive ».

Ils organisent cette soirée de gala au Domaine de Verchant à Castelnau-le-Lez. Le journaliste François Lenglet, spécialiste de l’économie sur France 2 et auteur du livre « Tant pis ! Nos enfants paieront », prix du livre d’économie 2016 y animera une conférence sur le thème “Faut-il croire à la disparition du travail ?“. Il sera accompagné des deux ambassadeurs du Carrousel, Etienne Leenhardt, directeur adjoint de l’information de France 2 et Louis Picamoles, joueur international de rugby.

De leur côté, Christophe Carniel -patron de la société Vogo spécialisée dans la création d’applications dédiées au monde du sport et président de l’Agence de l’Innovation en Occitanie- et Sara Asselin -directrice du pôle Insertion par l’activité économique et l’emploi de l’association Gammes- questionneront François Lenglet à partir de leur expérience. Ce sera l’occasion d’échanger sur une préoccupation : les technologies numériques, l’intelligence artificielle, “l’ubérisation“ débouchent sur une mutation profonde du travail et de notre relation à celui-ci.

Face à ces évolutions, comment vont réagir celles et ceux qui sont déjà en marge ? Et celles et ceux qui les accompagnent : associations, éducation, formation, etc. ? Sommes-nous prêts, c’est à dire formés pour ce changement et nos enfants paieront-ils le prix de nos choix ?

>> Pratique : il est encore possible de s’inscrire à cette soirée de gala par courriel -gala.2017@le-carrousel.fr- ou par téléphone au 07 85 38 97 53. C’est donc mardi 23 mai à partir de 19h.

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Sa passion, c’est son métier depuis déjà 36 ans. Spécialisé dans le traitement des faits-divers et dans les chroniques judiciaires, ce « roi du scoop » natif du Luberon ne compte jamais ses heures. Ses atouts : une plume aiguisée et un réseau d’informateurs à faire pâlir.

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