Policier tué : rassemblement national à Paris

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Bruno Bartocetti réagit. Photo JMA.
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MOBILISATION. Les policiers français se rassemblement mercredi 26 avril à Paris, à l’appel des organisations syndicales pour rendre hommage à leur collègue de la Sécurité publique froidement assassiné jeudi soir dans un fourgon stationné sur les Champs-Élysées.

Vers 21h, un terroriste de 39 ans arrivé en voiture a tiré sur les trois policiers, en tuant un, en blessant deux autres, dont un grièvement, tandis qu’un des projectiles de la Kalachnikov a légèrement atteint une passante. L’assaillant a été abattu. Le 23 février dernier, il avait été arrêté pour avoir menacé de tuer des policiers sur sa page Facebook, avant d’être remis en liberté sur ordre judiciaire, pour des charges insuffisantes.

Pavé

Il y a 15 ans, ce trentenaire avait déjà ouvert le feu sur un jeune gardien de la paix dans l’intention de le tuer, sans l’atteindre.

« Bouleversés et choqués »

« Nous sommes bouleversés, choqués et très en colère après la mort violente de notre collègue. Notre corps a été de nouveau la cible d’une attaque terroriste. Nous sommes meurtris par cette barbarie obscurantiste. Nous avons interpellé tous les candidats à l’élection présidentielle, dont le premier tour a lieu dimanche, nous allons leur rappeler notre souffrance », indique ce vendredi Bruno Bartocetti, délégué régional du syndicat -majoritaire- Unité SGP Police-FO, à Montpellier.

Il ajoute que, « de nombreux policiers effectueront leur déplacement de province sur leurs jours de repos, mercredi 26, pour s’adresser aux deux candidats qui seront en lice pour le second tour, afin qu’une bonne fois pour toutes, on nous accorde la reconnaissance de notre métier comme dangereux ». Des centaines de policiers de toutes les unités de la région d’Occitanie feront le voyage dans la capitale. Une vague bleue est attendue dans les rues de Paris.

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Sa passion, c’est son métier depuis déjà 36 ans. Spécialisé dans le traitement des faits-divers et dans les chroniques judiciaires, ce « roi du scoop » natif du Luberon ne compte jamais ses heures. Ses atouts : une plume aiguisée et un réseau d’informateurs à faire pâlir.

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