palais justice montpellier
Tribunal de grande instance de Montpellier. - AM/Métropolitain.
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INFO MÉTROPOLITAIN. Les familles de deux jeunes montpelliérains de la cité du Val-de-Croze, dans le quartier de la route de Lavérune, à Montpellier, poignardés l’été dernier ne décolèrent pas : l’auteur présumé des faits a été remis en liberté, après une ordonnance d’un juge de la détention et de la liberté -JLD- du tribunal de grande instance de Montpellier en date du 10 avril.

« Nous avons appris sa libération par hasard en début de semaine. C’est un scandale que le mis en examen qui est en situation irrégulière en France ait été libéré. Le JLD a refusé de prolonger son mandat de dépôt, alors que les juges de la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’ici avaient refusé de donner une suite favorable à ses demandes de libération déposées depuis son incarcération provisoire », tempête un père d’une des victimes, grièvement blessé de trois coups de couteau, joint ce vendredi par Métropolitain.

« Un acte purement gratuit »

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Le 17 août dernier vers 23h30, dans des circonstances confuses et pour un mobile toujours flou sept mois après, deux jeunes de cette cité des quartiers ouest de Montpellier avaient été poursuivis et poignardés par le mis en examen. L’agresseur présumé avait été interpellé par la police, mis en examen pour violences volontaires aggravées avec arme et placé en détention provisoire.

Pour le père d’un des jeunes poignardés, « C’était un acte purement gratuit, mon fils et son collègue discutaient tranquillement devant une résidence, quand ils ont été pris à partie, puis blessés à l’arme blanche. L’agresseur est dangereux ». La version diffère pour l’avocat du mis en examen. Le parquet de Montpellier a interjeté appel de l’ordonnance de mise en liberté du mis en examen. Du coup, une audience aura lieu le 4 mai prochain devant la chambre de l’instruction, où le mis en examen devra être présent. 

Contrôle judiciaire

Le mis en examen qui a été libéré par le JLD après sept mois de détention préventive est astreint à un contrôle judiciaire très strict. Il ne doit pas, par exemple quitter Montpellier et rester à la disposition du juge. D’ailleurs, le juge d’instruction n’a, à ce jour pas encore bouclé la procédure, qui a été correctionnalisée. Elle avait été initialement ouverte par le parquet de Montpellier pour tentatives d’homicides volontaires.

Les parents des deux victimes redoutent que l’auteur présumé profite de cette libération pour quitter le pays.

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Sa passion, c’est son métier depuis déjà 36 ans. Spécialisé dans le traitement des faits-divers et dans les chroniques judiciaires, ce « roi du scoop » natif du Luberon ne compte jamais ses heures. Ses atouts : une plume aiguisée et un réseau d’informateurs à faire pâlir.

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