Marc-Olivier Robert Chef de projet International Racines Sud, Cécile Lazartgies-Chartier, Adhérente Racines Sud, Gilbert Ganivenq, président de Racines Sud, Emmanuelle Darras-Rivault, Karine Delvolve Présidente de l’UFE Montréal, et Agnès Tixier, directrice générale d’Invest Sud de France © DR
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VOYAGES. Créée en 2007 par Emmanuelle Darras-­Rivault, Racines Sud est une association de languedociens vivant à l’étranger. Aujourd’hui dotée d’une communauté de plus de 1 000 adhérents établis dans plus de 20 pays, la structure est une ambassadrice de choix pour faire connaître la Région Occitanie à l’étranger. C’est dans ce cadre qu’un voyage a été organisé à Montréal fin mars. Rencontre avec la fondatrice et Directrice de Racines Sud… 

Vous revenez de Montréal où vous vous êtes rendue avec Gilbert Ganivenq, le président, et Agnès Tixier, directrice générale d’Investi Sud de France. Pourquoi ce déplacement ? 

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Nous n’avions jamais officiellement organisé une telle rencontre depuis notre création, alors que notre communauté Racines Sud est fortement représentée sur cette zone géographique avec plus de 100 adhérents. Profitant d’accompagner la société RG System sur un road-trip, nous avons saisi cette opportunité de donner rendez-vous à nos membres. Il est très important que les expatriés puissent s’approprier ce nouveau territoire que représente la fusion de nos deux régions, et qui pour eux n’est pas forcément très visible en terme d’objectifs, d’enjeux et d’atouts. Fêtant nos dix ans, nous avons pu rappeler les missions de notre réseau, et Agnès Tixier a pu présenter les forces de l’Occitanie en tant que terre d’investissement potentiel pour le Québec.

Qui avez-vous rencontré sur place ?

Avant tout nos adhérents occupant des postes très variés :
par exemple Gauthier Garnier, Directeur de Kaliop à Montréal ; Nicolas Galy représentant du Vignoble Gérard Bertrand ; Luc Martin-Privat, Directeur de production des boissons Guru ou encore un toulousain, Anthony Ouzeau, fondateur de la start-Up On mange quoi…mais aussi les représentants de Business France, Investement Québec, des Cabinets d’avocats… et des amis Québécois venus découvrir  les facettes de l’Occitanie.

Pour échanger autour des enjeux et des atouts de la nouvelle région ?

Tout le monde semblait étonné que la fusion de nos deux régions donne naissance à la deuxième région de France ! Le public Québécois a bien sur jalousé notre climat, ils sont très amoureux de la France.

Quels retours avez-vous eu de la part des personnes que vous avez rencontré ?

Du côté des Expatriés, le sentiment qu’il est plus facile de créer son entreprise au Québec qu’en France et que la qualité de vie malgré le froid est une réalité quotidienne : pas d’agressions, un respect des autres, une exigence au travail (ils travaillent 40h par semaine et n’ont que deux semaines par an de vacances….). Du côté des Québécois, une envie de venir découvrir notre Sud, son littoral, son patrimoine et sa gastronomie, surtout nos vignobles, le vin étant très cher au Canada car monopole d’état.

Vous annoncez avoir 1 000 ambassadeurs à travers le monde. Ils sont importants pour la visibilité de notre région ? 

Qui sont les mieux placés pour véhiculer une image positive de notre région que ceux qui en partagent les racines ? Tous sont fiers de pouvoir jouer un rôle d’Ambassadeur dans leur pays d’accueil et de cultiver leur accent sudiste. Ils reviennent d’ailleurs régulièrement en France avec souvent des amis étrangers pour leur faire découvrir les châteaux cathares, les salins du midi, nos villages pittoresques…

L’association Racines Sud est un réseau de français à l’étranger que vous avez créé en 2007. A-t-il évolué depuis sa création et avec la fusion des deux régions ?

Oui, c’est une formidable opportunité pour nous de nous rapprocher de la grande région pour faire la promotion du territoire via nos Ambassadeurs. Nous avons d’ailleurs prévu la même rencontre que sur Montréal  sur Londres au mois de juin, puis sur Casablanca, Shanghai et New York à la rentrée 2017. Notre réseau, référencé sur le site du Sénat, est la seule initiative au niveau national à avoir créer un maillage économique lié à une région.

Vous dites encourager la mobilité internationale des jeunes. Quelles sont vos actions pour cela ?

Nous travaillons avec les écoles pour intervenir tout au long de l’année auprès des étudiants pour leur parler de l’importance d’avoir une expérience à l’international pour leur carrière, nous leur cherchons des stages et des V.I.E via notre réseau.
Nous avons également créé un Club Partenaires Entreprises pour favoriser l’export des start-up et des TPE désireuses de ‘‘toucher’’ à l’international mais intimidées par les acteurs officiels : nous leur permettons d’échanger avec des chefs d’entreprises issus de leur terroir qui peuvent leur donner des conseils sur leur stratégie de développement.

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1001 vies et expériences professionnelles ont amené Nadira vers le journalisme, qu’elle exerce depuis plusieurs années au sein de 7officiel by Métropolitain en tant que Rédactrice en chef. Amateur d’art, de culture et d’histoires, son Bureau croule sous les ouvrages littéraires, qu’elle dévore littéralement.

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