Attentat à Paris : un policier tué sur les Champs-Élysées

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Les Champs-Élysées bouclés toute la nuit.
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TRAGÉDIE. Un policier a été tué et deux autres grièvement blessés lors d’une attaque terroriste à Paris, ce jeudi vers 21h, sur la partie haute des Champs-Élysées, à la hauteur des accès à la station de métro de Franklin-Roosvelt. Le pronostic vital est engagé pour un des deux policiers blessés. L’un des gardiens de la paix était titulaire depuis quinze jours à peine. Une passante a été atteinte par un projectile.

À 22h, la section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie de l’enquête confiée aux services spécialisés de la DGSI, la direction générale de la Sécurité intérieure, ce qui indique que l’hypothèse d’un attentat terroriste est privilégiée.

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À 23h30, l’État Islamique -EI, Daesch- a revendiqué cet acte sanglant.

L’homme abattu par un policier de la brigade anticriminalité -BAC- et qui a été identifié ce soir était connu de la DGSI. Âgé de 39 ans, né à Livry-Gargan, il était fiché « S » pour avoir tenté de tuer un policier il y a 15 ans.

À 22h15, une information non confirmée par une source officielle indiquait que ce terroriste abattu par la BAC s’était récemment vanté « de vouloir flinguer des flics » sur les réseaux sociaux.

Une fusillade aurait éclaté entre les policiers de la Sécurité publique appartenant à la direction de l’ordre public et de la circulation -DOPC- à bord d’un fourgon de la préfecture de police, qui stationnait dans le cadre de l’état d’urgence et du plan Vigipirate.

Voiture abandonnée

Une voiture s’est soudain immobilisée derrière ce car de police et un individus fortement armé en est sorti, tirant gratuitement sur les policiers en uniforme, qui ont été surpris par l’attaque brutale. Un policier est mort et deux collègues grièvement blessés. Un équipage de la BAC présent à proximité s’est immédiatement porté à la hauteur du car de police. Le tireur a été abattu.

Le véhicule du tueur présumé est une Audi A4 ancien modèle de couleur grise. Une pièce d’identité du terroriste présumé abattu a été récupérée à bord, ce qui a permis d’identifier le trentenaire. Selon des témoins, l’assaillant abattu aurait utilisé une Kalachnikov. La voiture du tueur a été abandonnée derrière le fourgon de police. Les démineurs sont attendus sur place pour déterminer si elle n’est pas piégée.

À 23h, une perquisition était en cours dans un appartement de Seine-et-Marne, en région parisienne, où le terroriste abattu aurait résidé.

RAID et BRI sur place

La préfecture de police de Paris recommande à la population et aux touristes de ne pas s’aventurer sur la plus grande artère de la capitale. Les unités d’élite, comme le RAID et la BRI -brigade de recherches et d’intervention- sont sur place. Une vingtaine de fourgons de CRS ont pris position, ainsi que la brigade des sapeurs-pompiers de Paris et les urgentistes du Samu.

François Molins, le procureur de la République de Paris qui supervise les investigations est sur les lieux. L’hélicoptère de la préfecture de police de Paris survole le périmètre de sécurité. Tous les commerces, bars et restaurants sont fermés. Des centaines de clients étaient confinés à 23h30 dans les établissements. Des commerçants qui témoignent ce soir à la télévision et à la radio ont cru qu’ils entendaient des pétards.

À 22h, l’hypothèse d’un hold up ayant mal tourné était exclue. Le scénario de ce drame atteste qu’il s’agit d’une action délibérée qui a ciblé des policiers, ce que confirme un porte-parole du ministère de l’Intérieur.

Le Premier ministre à l’Élysée

À 22h15, le Premier ministre, Bernard Cazeneuve a quitté la place Bauveau pour se rendre à l’Élysée, où l’attend le Président de la République, François Hollande, afin de faire le point sur cette attaque terroriste, à trois jours du premier tour de l’élection présidentielle. Une cellule de crise a été mise en place.

À 23h18, François Hollande est intervenu en direct de l’Élysée, face aux caméras de télévision. Avec un air grave, il a indiqué qu’il réunirait ce vendredi matin un conseil de défense et de sécurité extraordinaire.

>> Plus d’informations à suivre.

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Sa passion, c’est son métier depuis déjà 36 ans. Spécialisé dans le traitement des faits-divers et dans les chroniques judiciaires, ce « roi du scoop » natif du Luberon ne compte jamais ses heures. Ses atouts : une plume aiguisée et un réseau d’informateurs à faire pâlir.

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