Philippe Saurel, entouré de Katia Vidic et Chantal Marion, confirme la vocation de l'ancienne mairie reconvertie en hôtel d'entreprise French Tech
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FRENCHTECH. Transformée en hôtel d’entreprise provisoire, l’ancienne mairie, qui accueille 13 start-up du numérique, est devenue un haut lieu de la French Tech Montpellier dont les façades se parent des couleurs du label national, les fameuses « cocottes » magenta chères à Philippe Saurel. L’élu confirme que le provisoire devrait durer pour, notamment, assurer la présence concrète, en cœur de ville, de la French Tech montpelliéraine.

Tout d’abord, une confirmation, celle de Chantal Marion, vice-présidente de la métropole de Montpellier en charge de l’économie : « L’hôtel French Tech affiche complet ». Plus une chambre, pardon, plus un bureau de disponible : les start-up montpelliéraines ont saisi cette opportunité pour quitter le BIC, l’incubateur des start-up situé sur le parc du Millénaire, pour venir dans le centre-ville, à deux pas de la place de la Comédie. Pour l’élue, la transformation de l’ancienne mairie en Hôtel French Tech est une réussite, « et avant-tout le succès d’un travail collectif. Aujourd’hui, des entreprises du numérique de toute la France veulent venir à Montpellier dont elles reconnaissent l’attractivité. Nous avons beaucoup de demande. La transformation de l’ancienne mairie en Hôtel French Tech de 3160 m2 est une réussite. Le site, qui affiche un taux de remplissage de 90%, abrite aujourd’hui 13 entreprises en phase de développement. Cette initiative est l’une des réponses que nous leur apportons ».

Un bâtiment-totem pour le quartier Cambacérès

En matière d’accueil d’entreprise du numérique à fort potentiel, la Métropole ne compte pas en rester là. Le prochain projet d’envergure destiné à l’accueil de start-up verra le jour sur le futur quartier Cambacérès, aux portes de la ville, à proximité de la nouvelle gare TGV Sud de France… La collectivité va construire dans ce quartier, qui sera pour Philippe Saurel « la vitrine de tout ce qui fait la réputation de Montpellier, dont la French Tech », un bâtiment-totem moderne de 12 000 m2 (soit 4 fois la capacité de l’hôtel du centre-ville) dédié aux entreprises innovantes : « Ce futur équipement deviendra le lieu du bouillonnement de l’innovation au coeur d’un parc d’activité réunissant les entreprises, mais aussi la recherche, l’université, la formation et des écoles dédiées », explique le président de la M3M.

Hôtel et totem : deux équipements complémentaires

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Mais que deviendra à terme l’hôtel French Tech de l’ancienne mairie ? Disparaîtra-t-il quand sera livré le bâtiment-totem de Cambacérès ? Selon Philippe Saurel, non. Le président estime que l’hôtel répond, au-delà de l’offre d’immobilier de bureau, à plusieurs enjeux cruciaux, comme la redynamisation du centre-ville et la visibilité apportée à l’écosystème numérique : « L’ouverture de cet hôtel répond à la demande des acteurs du centre-ville, dont les commerçants, qui souhaitaient le retour de salariés sur le secteur… Et puis, avec les cocottes French Tech géantes accrochées sur les murs de l’ancienne mairie, le label est devenu plus lisible pour les Montpelliérains. Cet hôtel ne fermera donc pas avec l’ouverture du bâtiment-totem de Cambacérès, et encore moins tant que nous n’avons pas rédigé un vrai projet d’urbanisme pour le renouveau de la ZAC Pagezy qui comprend, outre l’ancienne mairie, le Triangle et les hôtels… On peut imaginer de conserver les deux équipements ». Face à la demande des start-up et les besoins du commerce en centre-ville, le provisoire semble parti pour durer.

La French Tech Montpellier ou le « design territorial »

Katia Vidic, dirigeante de Nelis, a fait le choix d’installer son entreprise  dans le centre-ville montpelliérain. Celle qui est aussi la présidente de du Conseil métropolitain de développement économique a tenu a souligné la bonne santé de l’écosystème numérique : « Ce qui nous démarque des autres villes labellisées French Tech, c’est notre démarche collective innovante… Nous avons su, avec le soutien des collectivités, la métropole en tête, créer avec le label French Tech un nouveau design territorial… Aujourd’hui, à Montpellier, l’écosystème des entreprises du numériques continue de sa pollenisation ».

Les 13 entreprises qui occupent l’hôtel

  • 458 Studio : créée en mars 2015, 5 personnes.
    Réalisation cinématographique en images de synthèse pour des contenus 3D.
  • Altshift : créée en 2010, 5 personnes.
    Studio de conseils-réalisation d’applications web et mobiles spécialisé dans les techniques de gamification.
  • Wemap : créée en 2013, 17 personnes (Montpellier, Paris, Houston, Montréal et Russie).
    Première plateforme de cartes interactives et connectées.
  • Bear : créée en 2014, 15 personnes.
    Solutions de réalité augmentée dédiée aux éditeurs pour relier supports print et contenus digitaux.
  • Beclood : créée en décembre 2014, 9 personnes.
    Agence web spécialisée dans l’intégration CMS et de système d’informations.
  • Expernova : créée en 2008, 15 personnes.
    Analyse des réseaux mondiaux d’innovation pour permettre aux organisations de toutes tailles de détecter les nouvelles opportunités.
  • Isotropix : créée en 2011, 31 personnes.
    Développement et édition de logiciels d’infographie haut de gamme pour les studios d’effets spéciaux (dont LucasFilm).
  • Nelis : créée en 2005, 9 personnes.
    Solutions de Smart Contacts & Business Développement (réseau d’intelligence collective).
  • Prollision : créée en janvier 2017, 3 personnes.
    Développe des solutions pour réinventer les rencontres professionnelles.
  • Soluciel : créée en novembre 2016, 4 personnes.
    Développe des logiciels de gestion Full-Web.
  • Synchrone Studio : créée en mars 2016, 2 personnes.
    Renforcement des projets dans l’architecture et l’immobilier.
  • Virdys : créée en 2012, 12 personnes.
    Spécialisée dans le domaine de la visualisation 3D.

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