Des pompiers vont inspecter la toiture avec la grande échelle. Photo JMA. Métropolitain.

TÉMOIGNAGE. Depuis une semaine, un locataire de l’immeuble impacté par un feu de caves sur la place de la Comédie est privé d’électricité et d’eau chaude. Récit.

Philippe Holderied, un jeune photographe professionnel ne décolère pas : « Je n’ai plus d’électricité, ni d’eau chaude puis une semaine. J’ai beau remuer ciel et terre, rien ne bouge, c’est un scandale ». Ce cauchemar a commencé lundi dernier, un peu avant 7 h, quand il a été réveillé par de la fumée, qui envahissait son appartement au 5ème et dernier étage de l’immeuble au numéro 8 de la place de la Comédie, où le feu faisait rage dans les caves.

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« J’avais les yeux qui piquait, quand j’ai ouvert ma porte, je n’y voyais rien dans les escaliers et le pallier, tellement la fumée était âcre. J’ai refermé, j’ai appelé illico les sapeurs-pompiers. Au 18, ils m’ont dit, on a déjà été alertés, le premier camion ne va tarder à arriver sur place. Effectivement, de ma fenêtre, j’ai aperçu le fourgon, et une grande échelle déjà. Je me suis manifesté, un pompier est monté avec la nacelle. J’ai pu descendre sur la place avec mon chat, Thingy dans sa cage », raconte Philippe Holderied.

« Relogé ? Mais, par qui ? »

Dans la journée, les pompiers, les policiers, les agents d’ERDF et d’Enedis ont quitté les lieux. Le jeune locataire s’est retrouvé esseulé, abandonné, avec son fidèle compagnon à quatre pattes, serein, lui : « Je n’ai plus d’électricité depuis une semaine et donc plus d’eau chaude dans mon appartement. L’agence immobilière AA2, à qui je loue et qui gère tout m’a demandé, mercredi dernier si j’avais été relogé. Mais, par qui ? ».

Le photographe poursuit : « Le syndic, de l’agence Dejean, que j’ai croisé dans les escaliers de l’immeuble m’a indiqué une remise en service à lundi 24 avril. Il va falloir que j’attende encore une semaine, c’est une plaisanterie ».

L’électricité rétablie au Café Riche

Philippe Holderied est d’autant plus en colère, que l’électricité a été rapidement rétablie au Grand Café Riche : « L’électricité au Grand Café Riche a, en effet été branchée dès le mardi matin. Et ce qui m’attriste, c’est qu’on me fait payer mes cafés, depuis une semaine, alors que la direction de l’établissement sait qui je suis, puisqu’il est convenu que j’aille y brancher la batterie de mon téléphone portable, quand bon me semble. Le courant du Cours Bessil dans les étages de l’immeuble a été également branché, vendredi ».
Enedis a été contacté par ce locataire, à titre personnel dans la semaine, via son service de dépannage : « Ils ont refusé de venir voir mon compteur dans l’immeuble, tant qu’un certificat de conformité après l’incendie n’est pas délivré. Qui le délivre ? Dans quel délai ? Personne ne sait me répondre ». Le locataire constate qu’il y a deux poids, deux mesures, ce qui l’agace énormément : « S’il existe des branchements qui fonctionnent pour le Grand Café Riche et pour le Cours Bessil, pourquoi ne sommes nous pas tous branchés ? ». Car, selon Philippe Horlderied, aucun autre appartement de l’immeuble ne dispose du courant, ce que déplorent également les autres locataires : « Il y a un journal local dans les étages et dont les locaux ont été endommagés par les fumées, mais, j’ignore s’ils ont de l’électricité ».
Après ce long week-end de Pâques où seuls les services d’urgence fonctionnent, où les syndics et les agences immobilières sont fermées, le jeune photographe va reprendre dès ce mardi son parcours du combattant pour trouver la lumière.
Thingy, le chat du locataire attebd le retour du courant et de l’eau chaude. Photo D.R.

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Sa passion, c’est son métier depuis déjà 36 ans. Spécialisé dans le traitement des faits-divers et dans les chroniques judiciaires, ce « roi du scoop » natif du Luberon ne compte jamais ses heures. Ses atouts : une plume aiguisée et un réseau d’informateurs à faire pâlir.

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