Législatives : Frédéric Bort met en garde Philippe Saurel

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Alain Scheuer et Frédéric Bort demandent au PS de ne pas présenter de candidats aux Législatives

Frédéric Bort, le candidat indépendant aux Législatives sur la 1ère circonscription de Montpellier et son suppléant, l’avocat Alain Scheuer ont soufflé le chaud et surtout le froid lors d’une conférence de presse musclée.

Les députés PS se sont fait souffler dans les bronches, tout comme un certain Philippe Saurel accusé, sur un ton glacial, de jouer « les petits barons de la politique ».

Pavé

« Faire face au Front National sur la circonscription »

Tout d’abord, Frédéric Bort, qui fut directeur de cabinet de Georges Frêche pendant 9 ans, rappelle les raisons de son engagement : « J’ai coupé avec la politique rapidement après le décès de Frêche pour me consacrer à l’entreprise familiale (NDLR : le domaine viticole Bort à Saint Christol). Je ne vis pas de la politique : je pars en candidat indépendant car je suis très inquiet pour mon pays et pour ma ville. Certaines circonscriptions de l’Hérault peuvent tomber aux mains du FN, dont la 1ère. Or, les candidats socialistes ne font pas le poids ». Pour le candidat qui se réclame de la société civile, leur bilan est catastrophique : « Ils ont été transparents pendant leur mandat. Qu’ont-ils fait pour Montpellier ? Rien ou si peu… Or, il faut s’appuyer sur des députés actifs pour peser à Paris, ce qui est impossible avec des députés inféodés à leur parti ».

« Le triste spectacle des rats quittant le navire »

Le candidat Bort déplore le contexte déplorable dans lequel la campagne des Législatives se déroule. « La plupart des élus PS font des pieds et des mains pour être acceptés chez Macron », commente-t-il : « C’est un comportement indigne qui fait les choux gras du FN. Moi, qui soutiens Macron pour la présidentielle, j’adopte une autre démarche. Je pars seul, je fais mes preuves sans demander l’autorisation d’un grand chef à Paris. Je compte bien être au second tour. A ce moment, nous verrons ». Alain Sheuer pousse la métaphore plus loin : « Les députés du PS prennent le mouvement En Marche ! pour une église où ils se réfugient en pensant obtenir l’absolution d’Emmanuel Macron. Rien n’est moins sûr : s’il veut un renouveau, il ne prendra pas des élus qui ont quitté le navire PS en plein naufrage ».

« Mais à quoi joue donc le maire de Montpellier ? »

Dans la cacophonie ambiante, les deux candidats tirent la plus grosse salve contre Philippe Saurel dont ils furent pourtant deux piliers pendant la campagne des municipales : « Philippe m’a même proposé le poste de directeur de cabinet », raconte Frédéric Bort : « Mais aujourd’hui, il pourrit le climat. Qu’il affiche son soutien à Emmanuel Macron, c’est son droit, mais qu’il se répande dans la presse en expliquant qui doit être candidat, c’est autre chose. Les investitures pour la liste Macron ne dépendent pas de lui, et surtout pas la mienne ». Le candidat ose une théorie surprenante, celle du maire tentant une basse manoeuvre politicienne : « Lorsque, en novembre dernier, j’ai prévenu Philippe de ma candidature, il l’a très bien accueillie. Depuis, plus de nouvelles ! Jusqu’à ce que je lise le journal municipal, Montpellier Ma Ville, du mois d’avril ».
Alain Scheuer intervient et pointe un article paru dans la publication municipale : le portrait de l’adjointe Patricia Miralles qui annonce son intention de se présenter aux Légistatives sur la 1ère circonscription : « Si cette élue se présente, il y aura des suites judiciaires », tonne l’avocat redouté : « La loi condamne ce genre de pratique : on ne se sert pas d’un journal municipal pour faire la campagne d’un conseiller municipal qui veut devenir député… Je conseille à Patricia Miralles de bien réfléchir ». Le vigneron Frédéric Bort pousse le bouchon plus loin : « A quoi joue Philippe Saurel ? Je crains qu’il ne force cette candidature uniquement pour tenter de nous mettre des bâtons dans les roues. Il s’imagine sans doute que je veux, à terme, devenir maire de Montpellier. Je le rassure : je ne souhaite pas devenir maire : je veux juste être un député au service de l’Etat et de Montpellier ».

« Calmer les esprits et avancer en équipe »

Le candidat Bort souffle aussi un peu de chaud, quand même : « Il faut arrêter avec cette zizanie et ces calculs minables qui font faire gagner le Front National. Il faut que l’on discute avec Philippe Saurel qui est un homme important aujourd’hui dans la vie publique, mais aussi avec les candidats En Marche et les candidats indépendants comme moi ». Pour Alain Scheuer, les candidats doivent adopter des « positions claires pour apporter des solutions concrètes et porteuses d’espoir pour les citoyens… Sinon, si cette campagne continue comme ça, seul le Front National sera le grand gagnant ». Pour clarifier la situation, Frédéric Bort souhaite un grand débat politique à Montpellier : « Nous verrons alors ceux et celles qui ont l’étoffe et la motivation pour remplir les fonctions de député ». Frédéric Bort a soufflé le froid, mais la température vient de monter !

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