Maison d'arrêt.
BANNIERE

VIOLENCES. Quatre gardiens, dont une stagiaire ont été blessés ce mardi par des détenus, à la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone. Tous sont en arrêt de travail jusqu’à nouvel ordre. Ils vont déposer plainte après avoir consulté aux urgences du CHU de Montpellier.

Ce matin, un surveillant a été blessé, alors qu’il séparait deux détenus qui se battaient. Cet après-midi, c’est au 1er étage d’un des bâtiments que les choses ont mal tourné. Un détenu a demandé à une stagiaire de lui ouvrir sa cellule pour aller récupérer des affaires laissées dans une autre, après son transfert. Ce n’était qu’un prétexte : ce prisonnier avait confectionné une arme blanche avec un morceau de verre d’un miroir, qu’il a volontairement brisé. Au moment où la surveillante en stage a ouvert la cellule, elle a été agressée par le détenu armé du morceau de verre et du codétenu.

900 détenus pour 593 places

PAVÉ

L’élève pénitentiaire a réussi à déclencher l’alarme et deux gardiens sont venus à sa rescousse. Ils ont été à leur tour frappés et blessés, à coups de pied et de poing. Aucun des matons n’ont été blessés avec l’arme blanche artisanale, selon nos informations.

Les quatre détenus impliqués dans ces deux agressions ont été placés au mitard. Interrogé ce soir par Métropolitain sur ces violences, Étienne de Sinno, délégué du syndicat pénitentiaire FO à la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone dénonce la situation actuelle, très tendue, en raison d’une surpopulation : il y avait ce soir 900 détenus pour 593 places. Des prisonniers sont jusqu’à quatre par cellule, où deux dorment sur des matelas, à même le sol.

FO réclame que les 11 postes de gardiens qui manquent dans l’effectif normal soient rapidement nommés.

 

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Sa passion, c’est son métier depuis déjà 36 ans. Spécialisé dans le traitement des faits-divers et dans les chroniques judiciaires, ce « roi du scoop » natif du Luberon ne compte jamais ses heures. Ses atouts : une plume aiguisée et un réseau d’informateurs à faire pâlir.

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