L'hôtel de Police de Montpellier - Anthony Montardy / Métropolitain.
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ARRESTATIONS. Une patrouille de la brigade canine du commissariat central de Montpellier a croisé dans la nuit de mercredi à jeudi à 0h15, une voiture avec le sigle de la SNCF qui roulait à vive allure sur l’avenue Jean-Mermoz, dans le quartier des Aubes. Il y avait trois occupants à bord.

Intrigués d’apercevoir des employés de la SNCF rouler vite si tardivement à une allure TGV, les policiers de la Sécurité publique ont fait illico demi-tour et ont intercepté le véhicule. Le passage du numéro d’immatriculation indiquait que la voiture était signalée volée à Avignon, dans le Vaucluse, depuis le 31 mars dernier. Placés en garde à vue, le conducteur et ses deux passagers ont déclaré ignorer qu’ils circulaient dans un véhicule volé. Qu’ils n’avaient jamais mis les pieds à Avignon. Qu’ils avaient trouvé cette voiture abandonnée avec la clé de contact sur le démarreur. Et qu’ils avaient succombé à la tentation pour s’offrir une virée nocturne…

Sans permis et alcoolisé

PAVÉ

Le conducteur âgé de 28 ans n’est pas titulaire du permis de conduire et il était alcoolisé au moment de l’arrestation du trio, dont la version a été remise en question par le témoignage d’un agent de sécurité de la gare SNCF d’Avignon : il a reconnu le conducteur, comme faisant partie d’un groupe de SDF expulsés mercredi soir du hall de la gare, où ils faisaient du tapage.

La voiture sérigraphiée était garée à proximité d’un des parkings de la gare et devant un bâtiment mitoyen avec des boîtes aux lettres, dont une contenait la clé de contact.

Vols sur le trajet

Le trio -trois SDF- a fracturé la boîte aux lettres pour dérober la clé et s’enfuir à bord du véhicule des cheminots. Ils ont gagné Montpellier, en commettant des vols sur le trajet. La voiture volée recélait un téléphone portable, un lot de parfums et un maillot de football neuf, volés dans des magasins.

Les trois SDF ont avoué s’être rabattu sur le véhicule SNCF après avoir raté le dernier train pour Montpellier. Terminus pour celui qui conduisait : le palais de justice d’ici, où il a écopé de six mois de prison ferme.

 

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Sa passion, c’est son métier depuis déjà 36 ans. Spécialisé dans le traitement des faits-divers et dans les chroniques judiciaires, ce « roi du scoop » natif du Luberon ne compte jamais ses heures. Ses atouts : une plume aiguisée et un réseau d’informateurs à faire pâlir.

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