Montferrier-sur-Lez : le meurtrier mis en examen pour cambriolage

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palais justice montpellier
Tribunal de grande instance de Montpellier. - AM/Métropolitain.
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INFO MÉTROPOLITAIN. La tragique affaire avait connu un retentissement national : dans la nuit du 24 au 25 novembre dernier, un habitant de Saint-Mathieu-de-Tréviers âgé de 47 ans a tué trois coups de couteau de cuisine la lingère de la maison de retraite des missionnaires africains de la colline de Baillarguet, à Montferrier-sur-Lez, au nord de Montpellier.

Catherine Segaud qui résidait à Saint-Brès avait 54 ans. Elle avait tenté d’échapper au quadragénaire venu vêtu de noir et encagoulé pour cambrioler les lieux. Il s’était saisi d’un couteau et par crainte d’être reconnu, avait lardé l’employée de coups mortels.

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Ce père de famille au chômage, en dépression à cause de sa situation précaire, interpellé le lendemain alors qu’en fuite, il tentait de rejoindre son domicile pour se cacher, a été mis en examen pour homicide volontaire, tentative de vol aggravé, fin novembre dernier et placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone.

Deux ordinateurs volés

Ces derniers jours, le meurtrier présumé a été extrait de la prison pour se voir notifier une nouvelle mise en examen par le juge d’instruction, pour le délit présumé de vol avec effraction cette fois. L’information a été confirmée ce vendredi à Métropolitain par une source judiciaire.

Cet ancien militaire est soupçonné d’avoir cambriolé la maison de retraite de Baillarguet quelques mois avant le meurtre, juste avant l’été. Cette nuit-là, il y avait pourtant du personnel de nuit pour garder les quelques 80 prêtres retraités vulnérables, des religieux épargnés la nuit du drame. Le quadragénaire qui connaissait parfaitement les lieux pour y avoir déjà travaillé dans le passé comme factotum avait réussi à y pénétrer sans éveiller l’attention des gardiens de nuit et avait fait main basse sur les deux ordinateurs.

Surendetté

À l’époque, ce père de famille surendetté avait pu payer ses factures d’électricité et de gaz, grâce à la vente des deux ordinateurs volés dans un magasin Cash Converters de la région de Montpellier. Mais, la même situation d’endettement s’était de nouveau posée, quelques mois plus tard, car il avait un important arriéré de loyers impayés. Mi-novembre, il avait été informé que son expulsion était imminente. Il lui fallait trouver des fonds d’urgence.

Le quadragénaire a donc décidé de revenir dans la maison de retraite des moines africains de Montferrier-sur-Lez, de nuit également, pour réaliser de nouveau un cambriolage. Il semble qu’il soit arrivé dans le bâtiment trop tôt en cette soirée du 24 novembre et que l’aide-soignante et la lingère qui assuraient l’astreinte nocturne se trouvaient au rez-de-chaussée et non dans leur chambre dans les étages. Quand l’ancien factotum a fait irruption, elles ont semble t-il fait de la résistance, notamment en essayant d’enlever la cagoule au suspect.

Voiture abandonnée

L’aide-soignante âgée de 45 ans a été sommairement ligotée sur une chaise, mais la lingère a pu s’échapper et se réfugier dans la buanderie, où elle a été rejointe par l’agresseur et tuée de trois coups de couteau. Entre-temps, l’aide-soignante avait pu se défaire de ses liens et donner l’alerte. Des gendarmes avaient rapidement investi les lieux, mais à leur arrivée, le meurtrier présumé avait pu s’enfuir.

La découverte de sa voiture abandonnée dans un chemin de la colline de Baillarguet avait rapidement mis les enquêteurs de la gendarmerie et des policiers du SRPJ sur la piste de ce père de famille, finalement localisé le lendemain soir, près du domicile familial proche des arènes de Saint-Mathieu-de-Tréviers, dix kilomètres au nord de la maison de retraite de Montferrier-sur-Lez. Il s’était rendu sans opposer la moindre résistance.

Après son arrestation, les gendarmes de la compagnie de Castelnau-le-Lez avaient établi un lien entre ce drame sanglant et un précédent cambriolage dans la maison de retraite des religieux de Montferrier.

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Sa passion, c’est son métier depuis déjà 36 ans. Spécialisé dans le traitement des faits-divers et dans les chroniques judiciaires, ce « roi du scoop » natif du Luberon ne compte jamais ses heures. Ses atouts : une plume aiguisée et un réseau d’informateurs à faire pâlir.

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