Sète : qui en veut à la pizzeria ?

2
Le local en 2014 - Google Street View.
1140×200 fun

POLÉMIQUE. Vendredi, la rédaction de Métropolitain a été contactée par un commerçant sétois, choqué et en colère à la suite d’un article paru dans la presse locale.

À 25 ans, Abdelouahid a décidé au cours de l’année dernière d’investir dans un local commercial, situé au 2 rue de Tunis à Sète, afin d’y implanter sa pizzeria. Pour lui, les choses étaient claires.

« Pizzeria sauvage »

300×250 fun

Après avoir constitué son entreprise, réalisé plusieurs démarches et obtenus des autorisations, notamment de l’architecte des bâtiments de France, ce jeune sétois de nationalité marocaine est la cible d’accusations. Des accusations discréditées lundi.

En effet, dans un article publié vendredi dernier par nos confrères de Midi Libre, en une de l’édition de Sète, article titré « Sète : ça sent le roussi pour la pizzeria « sauvage » », ont peut lire plusieurs accusations à charge contre le commerçant. Seulement, le quotidien n’a fait que relayer des informations de Sébastien Pacull, adjoint au sénateur-maire de Sète. L’élu, accuse le commerçant de n’avoir « strictement aucune » autorisation pour entreprendre des travaux et qu’aucun accord n’a été donné par le syndic de l’immeuble. Qualifiant alors le futur commerce de « pizzeria sauvage ».

Incompréhension et indignation

Contacté par notre rédaction, Sébastien Pacull a confirmé sa position, tout en ajoutant que le commerçant, ne disposerait d’aucune autorisation pour changer la destination du local en restauration. Toujours selon l’élu, les pompiers ont du intervenir à l’intérieur de l’appartement d’un voisin, situé à l’étage supérieur, car de la fumée du four avait pénétré à l’intérieur. Dans Midi Libre, il indiquait même, que « le conduit d’évacuation des fumées du four…était branché sur celui de l’immeuble voisin ».

Or, l’incompréhension et l’indignation subsistent chez Abdelhaouid, « je ne comprends pas un tel acharnement, j’ai réalisé toutes les démarches nécessaires », quant à certaines accusations, « j’ai un four électrique qui produit quasiment pas de fumée et qui n’est connecté à aucun conduit, et l’immeuble n’a pas de syndic ». Lundi, la rédaction de Métropolitain a pu se procurer des documents. Selon nos éléments, ce local a déjà abrité un restaurant il y a quelques années. Nos recherches ont également permis de retrouver des taxes professionnelles, une licence pour la vente de boissons alcoolisées au nom de l’ancien établissement, délivrées par la ville de Sète et même un bail autorisant un « salon de thé – snack »

Une plainte va être déposée

François Liberti, ancien député-maire de Sète, à présent conseiller municipal d’opposition et conseiller communautaire de Thau Agglo’, nous indiquait même avoir mangé à l’intérieur de celui-ci : « Je suis ancien maire de Sète, je suis né à Sète et j’habite Sète. J’ai toujours connu des restaurants à l’intérieur de ce local ».

« J’ai fait la une de Midi Libre, j’ai pris connaissance d’un article à charge contre mon commerce et je déplore n’avoir jamais été contacté par la rédaction de Sète du quotidien, même si le journaliste reconnait avoir fait une erreur, les faits sont là et le mal est déjà fait » nous précise le gérant de cet établissement. Le restaurateur, assisté de son avocat, a déposé plainte pour diffamation auprès du procureur de la République, à l’encontre de l’élu et du journal.

D’après nos informations, durant ces deux dernières années, le local alors vacant aurait servi de salle de prière, avant d’être fermé après les attentats perpétrés en France. C’est alors que Abdelahouid tente de redonner vie à ce local laissé à l’abandon. Visiblement, il n’est pas le bienvenu de tous. « Quoi qu’il en soit, j’ouvrirais, et dans les règles ! » prévient t-il. Affaire à suivre.

PARTAGER
mm
Journaliste depuis 2015, ce passionné de radio (animation, montage…) et d’informatique, gère notre site Internet et l’intégralité des réseaux sociaux du groupe.

2 RÉACTIONS

Laisser un commentaire