Illustration - JP
BANNIERE

VIOLENCES. C’est un policier de la brigade anticriminalité (BAC) du commissariat de Béziers qui a été volontairement écrasé dans la nuit de mercredi à ce jeudi dans le quartier de la Devèze, à Béziers. Un miraculé, que ce fonctionnaire de la Sécurité publique, puisqu’il souffre de blessures à une jambe et au bassin, qu’il était conscient lors de l’intervention des secours et qu’il est hors de danger.

Il s’est vu prescrire trois jours d’interruption temporaire de travail et 15 jours d’arrêt-maladie. Il est par ailleurs sapeur-pompier volontaire à la caserne du Sdis 34 de Magalas, au nord de Béziers.

PAVÉ

Trois autres collègues de la BAC biterroise ont été heurtés par la voiture du fuyard, mais aucun n’a été blessé. Les policiers ont fait usage des armes en visant les pneus du véhicule.

Le policier de la BAC faisait partie d’un équipage qui a voulu contrôler une voiture suspecte, mercredi vers 23h45 sur l’avenue Armand Vaquerin, non loin du stade de la Méditerranée. Les agents de la BAC ont effectué ce contrôle, soupçonnant une transaction de drogue. Mais, le conducteur a refusé d’obtempérer et a volontairement foncé sur les policiers, dans le but de les percuter.

Qui était au volant ?

Un des fonctionnaires de la BAC a été renversé volontairement. Et alors qu’il était à terre, le chauffard lui a volontairement roulé sur les jambes avec le véhicule, qui a poursuivi sa route. Il a été localisé vers 0h30 garé dans une rue de la cité de la Devèze. Le propriétaire a été identifié dans la nuit par les policiers de la brigade de sûreté urbaine (BSU) du commissariat de Béziers, mais l’enquête en cours ce jeudi matin ne permettait pas d’établir qui était au volant de la voiture, dont on ignore si elle était signalée volée.

Les investigations devraient rapidement aboutir sur ce point. Les policiers présents lors du contrôle forcé ont pu apercevoir le fuyard et pourront l’identifier formellement.

Ce matin, le délégué de l’Hérault du syndicat Unité SGP Police FO dénonce l’extrême gravité de ce nouveau drame qui frappe la police nationale et évoque une tentative de meurtre : « On a voulu le tuer ». L’enquête de « crime flagrant » pour tentative d’homicide volontaire sur un agent d’État dans l’exercice de ses fonctions est supervisée par le procureur de la République de Béziers.

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Sa passion, c’est son métier depuis déjà 36 ans. Spécialisé dans le traitement des faits-divers et dans les chroniques judiciaires, ce « roi du scoop » natif du Luberon ne compte jamais ses heures. Ses atouts : une plume aiguisée et un réseau d’informateurs à faire pâlir.

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