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MALAISE. Des policiers de la Sécurité publique en poste dans les commissariats de police de Sète-Frontignan et d’Agde en arrêt de travail pour « burn out » depuis mardi, au point que les missions de police-secours ont été effectuées par des renforts dépêchés de Montpellier et de Béziers, ainsi que par les réservistes ont été convoqués, ce vendredi matin par le médecin de l’administration.

Telle une épidémie inédite dans les rangs de la police nationale, la colère des policiers de la Sécurité publique concernant la non-application de la réforme de nouveaux cycles de travail a gagné l’hôtel de police de Montpellier, jeudi après-midi.

Réactions des syndicats

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Selon nos informations, une dizaine de gardiens de la paix doivent reprendre le travail aujourd’hui, sur décision du médecin qui agissait dans le cadre de contrôles demandés par la hiérarchie policière et préfectorale. Ce qui n’est pas du goût des syndicats.

Ainsi, Alliance-Police Nationale de l’Hérault réagit ce matin : « Plusieurs fonctionnaires de Sète-Frontignan et Agde étaient convoqués ce matin devant le médecin de l’administration pour un contrôle médical. Durée de la visite estimée à 2 minutes. C’est à peine si les policiers ont pu s’asseoir. Pas de consultation des pièces médicales, pas de dialogue avec le fonctionnaire pour mesurer son état psychologique alors que la plupart sont en arrêt pour dépression ou « burn-out ». Nous rappellons à ce médecin qu’il a prêté serment, que son travail est de soigner, d’être à l’écoute des gens et non pas de donner des bulletins de reprises aveuglement parce que l’administration le lui a demandé. Celui-ci aurait même dit « être aux ordres de l’administration » Vous n’avez plus qu’à croiser les doigts pour qu’il n’arrive rien à l’un des fonctionnaires que vous avez obligé à reprendre sans même prendre connaissance du traitement prescrit ».

Jeudi, le syndicat majoritaire SGP Unité Police FO avait également dénoncé la multiplication de ces contrôles visant ces policiers « au bout du rouleau », estimant que ce n’était pas la solution idoine pour mettre fin au malaise.

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Sa passion, c’est son métier depuis déjà 36 ans. Spécialisé dans le traitement des faits-divers et dans les chroniques judiciaires, ce « roi du scoop » natif du Luberon ne compte jamais ses heures. Ses atouts : une plume aiguisée et un réseau d’informateurs à faire pâlir.

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