Région : Carole Delga vole au secours des agriculteurs

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La présidente de la Région Occitanie, Carole Delga.

RÉACTION. La Région Occitanie -Pyrénées-Méditerranée- est la plus impactée par la révision en cours de la carte nationale des zones agricoles défavorisées par le ministère de l’Agriculture. À ce stade, les nouveaux critères de classement entraîneraient la sortie de près de 680 communes de la région de cette carte qui recense les « zones soumises à contraintes naturelles ».

Ce jeudi soir, la présidente de la Région, Carole Delga envoie un message très clair au gouvernement : « Si rien ne bouge, plus d’un millier de nos agriculteurs ne seraient plus éligibles aux aides compensatoires que permet ce classement, alors que leurs exploitations restent situées dans des zones à fort handicap naturel. Il y a également un vrai risque de disparition de la filière d’élevage. Cette situation n’est pas admissible au regard de notre agriculture régionale déjà touchée par de multiples difficultés économiques et sociales ». 

Pavé

Elle ajoute : « Je le dis clairement : nous n’accepterons aucune sortie de communes de notre région de la carte des zones défavorisées. L’enjeu est de conserver notre modèle agricole régional « polyculture-élevage ». Je demande au Ministère de tenir compte des spécificités des territoires d’Occitanie -Pyrénées-Méditerranée- et de prendre les mesures permettant de conserver le même taux de communes classées qu’auparavant. À quelques heures de l’ouverture du salon international de l’Agriculture de Paris, je demande au ministre d’envoyer un signal fort à nos agriculteurs. Je vais d’ailleurs proposer dans les prochains jours à Stéphane Le Foll, de prendre en compte de nouveaux critères qui pourraient permettre le maintien de nombreuses communes de notre région : le critère « polyculture-élevage » et celui lié à l’importance des surface peu productives, caractéristiques de notre région.

Et Carole Delga de prévenir : « La Région fera front commun avec les professionnels sur cette question cruciale pour l’avenir notre agriculture, pour nos agriculteurs, et le maintien de l’activité et des emplois agricoles sur nos territoires les plus fragiles ».

Voilà un discours qui devrait plaire au monde agricole d’ici.

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