Des flammes gigantesques dans la nuit.
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ENQUÊTE. L’ancien gardien d’un site de stockage de bouteilles de gaz, sur la commune de Jonquières, au sud d’Orange, dans le Vaucluse a été interpellé ce lundi et placé en garde à vue à la brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie d’Orange, après le gigantesque incendie de vendredi soir. Il est âgé de 31 ans et a été licencié pour « faute lourde ».

Quelque 3’000 bouteilles de gaz, soit 40 tonnes au total qui étaient entreposées dans l’enceinte d’une entreprise spécialisée de stockage ont explosé, entre 22h45 et 0h30, dans un impressionnant panache de fumée, provoquant un vif émoi dans le Vaucluse, jusqu’à Avignon, dans la Drôme jusqu’à Montélimar et dans le Gard jusqu’après Bagnols-sur-Cèze.

Accident exclu

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Des bonbonnes de gaz, telles des fusées ont atterri à 500 mètres alentour. Fort heureusement, il n’y a eu aucune victime. Les gendarmes du groupement du Vaucluse qui ont accédé sur le site dès qu’il a été refroidi et tout danger écarté.

Écartant l’hypothèse d’un acte terroriste, ils ont orienté leurs soupçons dès dimanche sur un éventuel acte volontaire d’un ancien gardien du site, licencié récemment.

Toutefois, lors de sa garde à vue, l’ex-employé aurait fourni un alibi, qui était en cours de vérification, ce soir

Le point à 7h

Les vérifications diligentées lundi après-midi par les gendarmes de la brigade de recherches d’Orange, sous l’autorité du procureur de la République de Carpentras ont finalement permis de mettre hors de cause l’ancien gardien de ce dépôt de bouteilles de gaz.

L’alibi fournit en garde à vue s’est avéré être en béton : le trentenaire se trouvait hors du Vaucluse, au moment où l’incendie s’est déclaré, vendredi entre 22h30 et 22h45. L’analyse de la téléphonie et le témoignage des personnes avec lesquelles il se trouvait, loin de Jonquières le mettent hors de cause.

L’enquête se poursuit activement.

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Sa passion, c’est son métier depuis déjà 36 ans. Spécialisé dans le traitement des faits-divers et dans les chroniques judiciaires, ce « roi du scoop » natif du Luberon ne compte jamais ses heures. Ses atouts : une plume aiguisée et un réseau d’informateurs à faire pâlir.

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