Le minicapteur Phenix du montpelliérain Oceasoft, de la taille d'une carte de crédit, équipera l'un des géants US de l'industrie pharmaceutique

ÉCONOMIE. Oceasoft, société montpelliéraine leader dans la conception de capteurs pour l’industrie des sciences de la vie, signe un contrat record avec un grand groupe américain de l’industrie pharmaceutique.

Créée et basée à Montpellier, Oceasoft -50 salariés, 6,1 M€ de chiffre d’affaires en 2016 dont 48% à l’international- conçoit des capteurs intelligents et connectés pour l’industrie des sciences de la vie et pour l’agroalimentaire. Ces outils surveillent les paramètres physiques, température, humidité, taux de CO2, pression différentielle, indispensables, dans le cas du stockage et du transport des produits pharmaceutiques (médicaments, vaccins…) au respect de la chaîne du froid.

Le PDG d’Oceasoft, Laurent Rousseau, annonce la signature d’un contrat record de trois ans renouvelable avec un géant pharmaceutique américain -20 milliards de dollars de chiffre d’affaires, 20’000 salariés- dont il ne révèle pas le nom mais précise qu’il est spécialisé dans le développement de molécules issues des biotechnologies : « Oceasoft va livrer chaque année à ce laboratoire 500 000 capteurs de température à usage unique de type Phoenix™ », précise-t-il. Le capteur Phoenix™, développé à Montpellier par Oceasoft, illustre la capacité d’innovation de l’entreprise qui s’est dotée d’une technologie unique.

Capteur de petite taille

De la taille d’une carte de crédit, ce capteur se place directement dans les boîtes de médicaments et transmet les informations de température grâce à la technologie Bluetooth®Smart embarquée : « De plus, Oceasoft a également équipé le Phoenix de la technologie NFC® et d’algorithmes intelligents d’économie d’énergie, l’un des savoir-faire clefs de notre société », complète le dirigeant qui affirme que tous ces atouts ont séduit les américains. « Le choix de notre technologie confirme que nos orientations stratégiques répondent aux besoins croissants de l’industrie pharmaceutique pour laquelle les enjeux de la chaîne du froid sont considérables », complète le dirigeant montpelliérain : « Le coût de rupture de cette chaîne représente pour les laboratoires un manque à gagner annuel dans le monde de 35 milliards de dollars ».

On ne dit pas Montpellier la surdouée…

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