Bébé retrouvé mort à Lunel : un meurtre avec tortures et barbarie

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Illustration - D.R.
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JUSTICE. Un Héraultais de 32 ans a été mis en examen ce jeudi soir pour meurtre sur mineur de 15 ans par personne ayant autorité –il est le compagnon de la mère- avec tortures et actes de barbarie, violences volontaires habituelles sur mineur de 15 ans par un juge d’instruction de Montpellier, après le décès mardi soir du petit Kenzo, 20 mois, dans la chambre d’un hôtel de Lunel.

La mère biologique du bébé, une Gardoise de 20 ans a été mise en examen pour complicité de violences volontaires habituelles sur mineur de 15 ans par ascendant, complicité de tortures et d’actes de barbarie, non assistance à mineur en péril, non-dénonciation de crime sur un mineur de 15 ans.

Pavé

Depuis 4 mois, l’enfant était devenu le souffre-douleur du compagnon de la mère, passive sur les violences récurrentes. Jusqu’à l’effrayante mise à mort dans cette chambre d’hôtel.

Brûlures et morsures

Selon le procureur adjoint du parquet de Montpellier, Jacques-Philippe Redon et le général Jean-Philippe Lecouffe commandant en second de la région de gendarmerie d’Occitanie et commandant le groupement de gendarmerie de l’Hérault, Kenzo a vécu un véritable calvaire depuis que le couple s’est rencontré, en octobre dernier. Il était martyrisé avec des humiliations et des coups récurrents, souvent violents portés à la tête, aux bras et aux jambes, dans des hôtels bon marché, où le couple s’installait souvent, ou à bord de la voiture, lorsqu’il passait des journées et des nuits en errance.

L’autopsie du corps de l’enfant atteste qu’il a été brûlé, avec un briquet selon la mère qui a été plus coopératrice en garde à vue que son concubin, qui nie les faits présumés qu’on lui reproche.

Kenzo présentait également des marques évidentes de morsures, attribuées par la mère à son compagnon, déjà connu dans le passé par les gendarmes de la compagnie de Lunel pour des violences volontaires, mais beaucoup moins graves.

Effrayant huis clos

Le procureur Redon et le général Lecouffe ont évoqué « un effrayant huis clos, tant dans les chambres d’hôtels, qu’à bord de la voiture du couple durant ces quatre derniers mois, avec des coups qui pleuvaient sur l’enfant ».

Le couple avait amené Kenzo dans leur famille respective, dans le Gard Rhodanien pour la mère, dans un village proche de Lunel pour le compagnon, des parents qui s’étaient interrogées sur les blessures. À ces parents, comme aux amis qui s’étonnaient de ces traces de coups visibles sur le bébé, le couple donnait toujours la même explication : Kenzo était turbulent et chutait régulièrement.

« Le fait que l’enfant se trouvait avec sa mère et son concubin sur les routes de la région, sans point de chute stable et qu’il n’était donc pas scolarisé a fait qu’il n’avait pas pu être suivi, notamment par du personnel d’une crèche ou médical », a souligné le procureur.

Hémorragie foudroyante fatale

Le calvaire a sans doute paru une éternité au nourrisson, jusqu’à la terrible issue mardi, en cette journée de la Saint-Valentin. Une véritable mise à mort, puisque de l’aveu de la mère aux gendarmes de la section de recherches de Montpellier, son compagnon a tenu des propos accréditant l’intention de tuer, lorsqu’il s’est littéralement acharné sur Kenzo, en fin d’après-midi. Le procureur Redon a confirmé ce soir que la volonté homicide présumée du concubin était retenue.

Le bébé a succombé des suites d’une hémorragie foudroyante causée par de violents et répétés coups sur le thorax, sur l’abdomen et au ventre portés par le trentenaire. Affolé en constatant que Kenzo était inanimé, le couple a appelé les sapeurs-pompiers. Trop tard, la mort avait fait son oeuvre.

La mère s’auto-mutile

Avant l’arrivée des pompiers et du médecin du Smur de Lunel, le compagnon a obligé la mère de Kenzo à s’auto-mutiler dans la chambre d’hôtel, pour monter une version accidentelle du décès : le couple serait allé promener sur les bords du Vidourle dans l’après-midi, avec le nourrisson qui aurait fait une lourde chute sur les berges, tandis que la mère aurait été victime d’une agression par un inconnu, qui avait pris la fuite…

C’est la maman de l’enfant qui a fini par expliquer aux enquêteurs l’origine de légères blessures sur son corps : une agression inventée pour masquer le meurtre du bébé. Le médecin légiste appelé sur place mardi soir pour constater le décès de Kenzo avait d’ailleurs indiqué aux gendarmes que les blessures relevées sur la mère n’étaient qu’un simulacre.

Le jeune couple ne travaillait pas. La mère de Kenzo et son concubin perçoivent le RSA. Ils affichent un passif d’un mal-être assez lourd, socialement au bas de l’échelle. Les investigations ont attesté que le meurtrier présumé du bébé n’était ni alcoolisé, ni sous l’effet de stupéfiants, mardi, lors du terrible huis clos dans cet hôtel de Lunel.

Ce soir, le procureur a requis un mandat de dépôt contre les deux tortionnaires de ce petit bout de chou, victime innocente de la folie d’une mère, passive devant les agissements de son compagnon. Le père biologique, effondré depuis mardi soir, avait fait une confiance aveugle au couple, quand il lui racontait que Kenzo était un bébé turbulent.

 

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Sa passion, c’est son métier depuis déjà 36 ans. Spécialisé dans le traitement des faits-divers et dans les chroniques judiciaires, ce « roi du scoop » natif du Luberon ne compte jamais ses heures. Ses atouts : une plume aiguisée et un réseau d’informateurs à faire pâlir.

13 RÉACTIONS

  1. Mon dieu comment peut on faire ça ou laisser faire ça à un enfant. C’est horrible pauvre petit bout dans son malheur je pense que maintenant il ne souffrira plus

  2. Pauvre bébé, tant de souffrances… c’est inhumain… Que Dieu t’accueille et te réconforte.
    Ce trou du cul et la mère de ce malheureux bébé ne méritent pas moins que la peine de mort… puis de brûler en enfer !

  3. quand je lis ça j’ai des envies de meurtre envers les parents, rien ne sera trop dur pour ces pourritures qu’on ne peut pas appeler des parents

  4. La + pourrie c elle ! Comment on peut faire (ou laisser faire) ça à SON enfant ?? Pauvre petite victime de ces 2 déchets de la société. J’espère qu’ils le paieront très cher et qu’ils rôtiront en enfer.

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