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PROJET. Évoqué depuis plusieurs année, le projet de création d’un grand parc de loisirs en région a-t-il des chances d’aboutir un jour ?

À cette question, voici la réponse de la présidente de Région Occitanie/Pyrénée-Méditerranée, Carole Delga, elle-même auteur de plusieurs déclarations à ce sujet: « Je l’espère. Je n’ai pas pour habitude de faire des effets d’annonce. La feuille de route est pour moi très claire : recenser les projets en région, rencontrer les 5 différents opérateurs de parcs en France et en Europe et, après cet état des lieux, affiner notre stratégie ».

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L’élue nous expliquera ensuite avoir voulu envoyer un signal aux possibles investisseurs : « Notre économie touristique représente 108 000 emplois et 14 milliards d’euros de consommation touristique par an, soit 10 % du PIB régional. Occitanie / Pyrénées-Méditerranée est aussi la 1ère pour la fréquentation touristique des français ». Pour autant, notre région n’a pas de parc de loisirs alors leur succès ne se dément pas. Représentant une part importante de l’économie du tourisme en France, ces parcs pourraient servir de locomotive pour notre territoire. Avec 12 millions de touristes qui transitent chaque année dans notre région pour rejoindre l’Italie et l’Espagne, l’intérêt de tirer profit de ces flux semble évident.


Du côté de la CCI de l’Hérault, on saisit la balle au bond
. Son Président André Deljarry appelle de ses voeux à ce que ce projet aboutisse en terre héraultaise. « Nous espérons que ce projet aboutisse et sur le département, répète-t-il, listant les « nombreux atouts dont dispose l’Hérault » pour accueillir ce type d’infrastructures : l’emplacement sur le bassin méditerranéen, la desserte de deux autoroutes et deux aéroports, le port de Sète et ses 100 000 croisiéristes, un fort dynamisme démographique qui peut apporter des visiteurs d’emblée ou encore la présence de Montpellier, métropole de premier rang.

Avec un chapelet de villes à forte identité (La Grande-Motte, Sète, Béziers…), l’effet domino serait extrêmement bénéfique. « La CCI peut se mobiliser pour travailler avec les collectivités afin de trouver le foncier nécessaire en partenariat avec la Région. Nous pouvons fédérer les acteurs économiques autour du projet et faciliter ainsi son implantation. Nous disons à la Région que la CCI Hérault est très intéressée ! », insiste l’élu. Le message est clair.

Les premiers contacts sont établis. Alors, à quel stade en sommes-nous? Allons-nous enfin passer le cap des promesses d’intention ? « Nous sommes dans la phase d’échanges avec les opérateurs mondiaux de parcs de loisirs », indique Carole Delga. Pour la première fois, la Région veut faciliter l’accueil d’un parc de loisirs et inciter un investisseur privé à s’implanter », complète-telle. Reste à voir si les nombreuses étapes préalables à une installation ne décourageront pas les candidats : recherche d’investisseurs, études préparatoires, permis de construire, travaux…Autant de points (et de freins ?) à identifier et lever pour que le projet devienne réalité. Une chose est sûre en tout cas pour les élus interrogés : « Ce parc se devra d’être une vitrine de l’Occitanie, des Pyrénées à la Méditerranée et mettre en avant la richesse de notre région ». Carole Delga n’écarte pour autant à ce stade aucune proposition et évoque même, si le parc s’avisait suffisamment attractif pour donner l’envie aux touristes de découvrir la région, la mise en place d’un centre de formation pour aider le secteur à poursuivre la construction d’une véritable filière professionnelle. Le tout, adossé à une vitrine du tourisme régional : une sorte de showroom de l’excellence de la destination Occitanie. « Nous avons beaucoup d’appels entrants », indique de son côté André Deljarry. La moyenne des investissements des autres parcs est de 300 M€. Le sérieux, la crédibilité et le projet doivent primer sur le reste ».

1 euro investi dans un parc de loisirs, génère 3,5 euros les retombées économiques

Si la question de l’emplacement sera évidemment au coeur de l’arbitrage, les bénéfices sont déjà connus et viennent expliquer l’engouement autour du projet : 1 euro investi dans un parc d’attraction, génère 3,5 euros les retombées économiques. Autre chiffre : un emploi permanent génère de 1 à 3 emplois saisonniers. Les parcs de loisirs génèrent ainsi une activité économique immédiate sur le territoire, source de retombées, de consommation et d’investissement, voire de développement d’activités connexes. Vecteurs d’emplois locaux non délocalisables, directs et indirects, ils concourent indéniablement à l’aménagement du territoire sur lequel ils trouvent à s’implanter. La concurrence risque d’être rude.

Crédits photo: Carole Delga: JJ Ader / André Deljarry: M. Sinistaj pour Métropolitain
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Directeur des rédactions du groupe, Xavier est à 30 ans, la « force tranquille » de Média Métropolitain. Passionné d’architecture et de culture, il se spécialise néanmoins depuis déjà 5 ans dans l’économie et la politique régionales, tâchant d’imprégner ses papiers d’un humour conforme…à ses origines belges !

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