Jean-Michel Bissonnet.
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JUSTICE. Jean-Michel Bissonnet, condamné à 20 ans de réclusion criminelle lors du procès en appel devant la cour d’assises de l’Aude, à Carcassonne, en novembre 2011 pour avoir commandité l’assassinat en mars 2008 de sa femme, Bernadette, dans la villa cossue du couple à Castelnau-le-Lez, à la périphérie nord-est de Montpellier sera libéré au début du mois de mars, selon une source judiciaire.

Il portera un bracelet électronique, avant d’être libre de tous ses mouvements, un an plus tard. Il est actuellement détenu au centre pénitentiaire d’Eysses, dans le Lot-et-Garonne.

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Jean-Michel Bissonnet, par l’intermédiaire de son avocat a demandé une liberté conditionnelle, en raison notamment de son âge.

Cette affaire judiciaire avait défrayé la chronique dans la région de Montpellier, à l’époque des faits, notamment par le profil de la victime et de son mari, devenu veuf et par le scénario macabre, digne d’un polar.

Rebondissements

Condamné à 30 ans de réclusion devant la cour d’assises de l’Hérault, au terme d’un procès fleuve, marqué par d’étonnants rebondissements, notamment quand un codétenu de l’accusé avait révélé qu’il l’avait soudoyé pour « faire tomber » un des coaccusés, Jean-Michel Bissonnet avait fait appel et avait vu sa peine réduite de dix ans par la cour d’assises de l’Aude.

Il était accusé d’avoir commandité l’assassinat de sa femme en 2008 avec deux autres condamnés : le jardinier analphabète Méziane Belkacem et le vieux vicomte fantasque Amaury d’Harcourt. La peine de ces deux derniers a en revanche été confirmée : 20 ans de réclusion criminelle pour le premier, 8 ans de prison pour le second.

Depuis son arrestation par les gendarmes de la section de recherches de Montpellier au terme d’une enquête exemplaire, Jean-Michel Bissonnet n’a cessé de clamer son innocence. Il a toujours estimé être victime d’un complot organisé contre lui par Méziane Belkacem et Amaury d’Harcourt.

La question du mobile

Le scénario ? Un cambriolage, manigancé par les deux hommes, aurait mal tourné et son épouse Bernadette aurait été abattue de deux coups de fusil le 11 mars 2008, à Castelnau-le-Lez, dans la résidence cossue du couple, alors qu’elle regardait la télévision, affirmait-t-il. Ce soir-là, le mari était au Rotary-Club, à Montpellier, où, curieusement, il avait amené le petit chien du couple, qui restait toujours avec Bernadette Bissonnet, quand elle était seule…

Une version complètement différente de celle de Méziane Belkacem. Cet employé occasionnel à la villa du couple affirmait avoir assassiné Bernadette Bissonnet pour le compte de son mari et contre la promesse de 30’000 euros. Amaury d’Harcourt admet taitavoir participé aux préparatifs du crime et avoir caché l’arme.

Trois procès

Il s’agissait du troisième procès pour cet improbable trio. Un premier procès avait été arrêté en 2010 à Montpellier, quand la cour d’assises de l’Hérault avait appris que Jean-Michel Bissonnet avait tenté de soudoyer un détenu, pour qu’il vienne accabler à la barre Amaury d’Harcourt par un faux témoignage. Un second procès début 2011, s’était soldé par les condamnations des trois hommes.

Au parloir, Jean-Michel Bissonnet a t-il, dans le plus grand secret fini par avouer la vérité à ses deux fils, qui, convaincus de son innocence avaient créé un comité de soutien très actif en 2008 pour le faire libérer. Depuis, l’immense et magnifique propriété à la périphérie est de Castelnau-le-Lez a été vendue.

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Sa passion, c’est son métier depuis déjà 36 ans. Spécialisé dans le traitement des faits-divers et dans les chroniques judiciaires, ce « roi du scoop » natif du Luberon ne compte jamais ses heures. Ses atouts : une plume aiguisée et un réseau d’informateurs à faire pâlir.

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