Urgences du CHU de Montpellier.

VIOLENCES. Rocambolesque évasion d’un détenu de la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone, mercredi vers 23h des urgences du CHU Lapeyronie, à Montpellier, comme Métropolitain l’a révélé ce matin.

Le détenu, Georges Antero Queiros Da Silva, 55 ans a été repris. Sa femme, complice présumée est en cavale. Voici le film de l’événement :

Mercredi, 19h : trois agents pénitentiaires, un gradé, un surveillant et une surveillante de la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone se présentent aux urgences du CHU Lapeyronie, à Montpellier avec le détenu qui s’est plaint de fortes douleurs au ventre dans la journée. Il aurait fait une chute accidentelle de son lit dans sa cellule, ce qui aurait déclenché ces douleurs. Un médecin de la prison qui l’a examiné a prescrit son transfert aux urgences du CHU pour des examens médicaux.

20h : le détenu est placé dans un box sous étroite surveillance des trois gardiens de prison.

21h30 : un urgentiste ausculte le détenu qui assure ne plus ressentir des douleurs aussi fortes que dans la journée. Et il ne présente pas de plaie importante, suite à une chute de son lit en prison.

22h30 : Diagnostic du médecin : son état ne nécessite pas d’hospitalisation. Le pensionnaire de la maison d’arrêt doit être ramené sous bonne escorte à Villeneuve-lès-Maguelone.

22h45 : signature du bon de sortie.

22h50 : le détenu est ramené, menotté jusqu’au fourgon d’escorte garé sur la plateforme d’accès aux urgences du CHU Lapeyronie. Arrivé devant, il demande à être amené aux toilettes pour satisfaire un besoin naturel urgent.

23h : le détenu revient vers le fourgon, quand une femme surgit. L’effet de surprise étant total pour les surveillants, l’un d’eux est gazé avec une grande bombe lacrymogène. Puis, celle qui s’avère être l’épouse du détenu sort un révolver et braque la surveillante en lui plaçant le bout du canon sur la tempe.

23h05 : « Si vous ne libérez pas mon mari de ses menottes, je tire » , lance t-elle, menaçante : les surveillants s’exécutent illico. Le couple détale en courant vers les parkings des visiteurs.

23h10 : cette agitation à l’extérieur du bâtiment des urgences a alerté les agents de sécurité qui se précipitent, au moment où les trois gardiens de la prison signalent l’évasion et composent le 17, le numéro d’urgence de police-secours.

23h15 : des gardiens et les agents de sécurité partis à la poursuite du couple qui parvient à rejoindre l’entrée principale du CHU à pied se rapprochent. Le détenu se retourne le révolver en main et tire dans la direction des poursuivants, fort heureusement sans les atteindre. Puis, il s’approche de l’un d’eux et lui place le canon sur la tête, en menaçant de le tuer. Le couple s’échappe et traverse la route de Ganges en direction des cités étudiantes.

23h20 : les policiers de la Sécurité publique -police-secours, brigade anticriminalité, BAC, compagnie départementale d’intervention, CDI-, la brigade canine sont mobilisés en nombre sur place. Le quartier de la route de Ganges et des hôpitaux-facultés est quadrillé.

23h40 : le détenu qui s’est caché dans un recoin de la cité est localisé. Il est interpellé en douceur. Sa femme est introuvable.

Jeudi, 1h : les policiers du SRPJ de Montpellier sont saisis par le procureur de la République de Montpellier, Christophe Barret. Georges Antero Queiros Da Silva est conduit à l’hôtel de police, où il est placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire. Des enquêteurs se rendent à la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone pour perquisitionner sa cellule.

10h : la femme du détenu est toujours en cavale. Les recherches se poursuivent.

 

 

PARTAGER

6 RÉACTIONS

  1. Vous croyez quoi ils ont plus de droits que nous travailleurs et honnête citoyens et en plus ils payent rien le contribuable paye pour eux. Vivement le mois de mai ( j y crois plus mais bon )

  2. En tôle la femme et le mari et puis terminé !! Ah oui, pardon…. mais qu’est ce qu’on fait des 6 enfants ? Allez, relâchez les… les pauvres!!!

Laisser un commentaire