BANNIERE

Près de 6 dirigeants sur 10 envisagent une acquisition dans les 12 prochains mois… EY vient de publier son baromètre semestriel dédié au marché des fusions et acquisitions dans le monde. Ce dernier met en évidence quelques grands enseignements sur les perspectives de croissance du marché à court terme et livre la vision des décideurs et leurs intentions en termes d’acquisitions pour les prochains mois. 

Selon vous, que révèle ce baromètre pour la France et les entreprises de la Région ?

PAVÉ

Pour rester dans la course, les dirigeants doivent répondre à un environnement en perpétuelle évolution. Les entreprises repensent leurs modèles et placent les opérations de fusions ou acquisitions au cœur de leur stratégie. Nous ne parlons plus d’option à présent mais d’impératif ! Par ailleurs, la France, plus attractive, a gagné des places significatives dans le TOP des destinations privilégiées par les investisseurs (N°5 en 2016 – N°9 en 2015) et, de fait, les entreprises françaises et régionales sont aussi des cibles beaucoup plus visibles pour les opérateurs internationaux !

Près de 6 dirigeants sur 10 envisagent une acquisition dans les 12 mois ?

En effet, plus de 50% des dirigeants sondés envisagent une acquisition dans l’année (vs 40% en 2014) et 45% considèrent que leur croissance  proviendra d’opérations externes (M&A, alliances, joint-ventures). La plupart des dirigeants considèrent l’économie mondiale comme stable et disent que les bénéfices des entreprises sont de nouveau sur la bonne voie ; ils se concentrent sur les fusions, acquisitions et alliances pour créer de la valeur. Sur les 18 secteurs étudiés, ce sont la distribution et les produits de consommation, les produits industriels diversifiés, le life sciences, les technologies qui sont le plus en recherche d’acquisitions ; secteurs bien représentés également en Occitanie, ce qui peut aussi représenter des opportunités de croissance externe pour les entreprises régionales.

Quelles conséquences pour les entreprises et les décideurs de la Région ?

Ce contexte favorable aux opérations de cessions ou acquisitions, qui est aussi la conséquence d’une croissance économique faible et d’un coût de l’argent particulièrement bas, impacte naturellement et directement les entreprises régionales, tant celles qui auraient débuté un processus de cession ou d’ouverture de leur capital, que celles qui envisageraient une opération de croissance externe. Une stratégie de croissance externe ou une décision de cession, sont des processus qui peuvent s’étaler sur plusieurs années (minimum 12 mois). Cette durée est nécessaire pour identifier les cibles/acquéreurs potentiels et préparer l’opération d’un point de vue stratégique, financier et organisationnel. La maîtrise de ces processus et de leurs différentes phases est indispensable au succès de l’opération et les entrepreneurs ne doivent pas hésiter à se faire accompagner par des experts qui apporteront leur expérience et méthodes.

ey-logo-vertical-1L’expert :
Marie-Thérèse MERCIER
Associée EY Montpellier
marie-therese.mercier@fr.ey.com

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1001 vies et expériences professionnelles ont amené Nadira vers le journalisme, qu’elle exerce depuis plusieurs années au sein de 7officiel by Métropolitain en tant que Rédactrice en chef. Amateur d’art, de culture et d’histoires, son Bureau croule sous les ouvrages littéraires, qu’elle dévore littéralement.

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