Les deux inventeurs de ce GPS sont à Lattes. Photo 20 Minutes.
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C’est l’édition montpelliéraine de 20 Minutes qui révèle l’information : la start-up héraultaise Subteq.io a inventé le GPS pour la plongée sous-marine. Elle a conçu ce prototype qui pourrait bien révolutionner le quotidien de ceux qui explorent les fonds marins…

« Au corail, tournez à gauche… ». C’est à l’incubateur de l’école des mines d’Alès, dans le Gard, que deux Montpelliérains, Moïra Chanzy et Jean-Marie Codol ont eu cette drôle d’idée : si la navigation par satellite a révolutionné nos modes de déplacements sur terre, pourquoi ne pas imaginer le même bond technologique sous l’eau ?

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Selon nos confrères de 20 Minutes, leur start-up Subteq.io, créée en juin 2015, planche depuis de longs mois sur la conception de produits high-tech capables de fonctionner sous les mers. Un défi sur lequel la jeune entreprise fait figure de pionnière en Europe : seule une société américaine a également choisi cet audacieux créneau. Mais Subteq.io, labellisée Esa-Bic Sud de France, entend bien aller beaucoup plus loin.

L’entreprise, installée à Lattes (Hérault), près de Montpellier, a d’ores et déjà sorti de son laboratoire un prototype d’une tablette numérique qui résiste à l’eau de mer, et qui pourrait permettre aux archéologues, biologistes sous-marins et autres ingénieurs de prendre des notes, dessiner des croquis ou faire des photos 20’000 lieues sous les mers.

Un dispositif secret

« Nous travaillons sur la possibilité d’envoyer et de recevoir des informations sur cette tablette depuis la surface, un bateau par exemple », explique Jean-Marie Codol, directeur scientifique de l’entreprise. Mais ce n’est pas tout. Subteq.io élabore dans le plus grand secret un dispositif qui étendrait la technologie du GPS terrestre sous l’eau, assure 20 Minutes. À terme, un plongeur pourrait se laisser guider par sa tablette tactile pour trouver son chemin au milieu des fonds marins, comme n’importe quel automobiliste sur terre, retrouver son bateau, enregistrer des points d’intérêt, ou d’avertir la surface ou sa palanquée, en cas de problème.

« La technologie sera reliée au bateau, et les personnes à la surface pourront suivre la position des plongeurs », reprend Jean-Marie Codol. Un projet novateur qui pourrait se concrétiser d’ici trois ans.

Applications téléchargeables

Petit plus, et pas des moindres, la technologie de Subteq.io fonctionnant sous Androïd, toutes les applications présentes sur le store peuvent être téléchargées… Oui, on pourra donc consulter ses mails, envoyer des messages, ou flâner sur Facebook, en utilisant des ondes acoustiques et les réseaux Wifi ou Bluetooth dans l’air. Mais pas au-delà de 150 m de profondeur et 500 m de rayon à l’horizontale. Pour l’instant…

20 Minutes explique que pour mener à bien ses projets, si la jeune start-up lance un appel à d’éventuels financeurs, elle recherche également des écoles et des associations de plongée qui seraient motivées pour cartographier des fonds marins, en Méditerranée ou ailleurs. Car si une cartographie de la Marine nationale existe bien, elle n’est précise qu’à 30 m près. L’ambition de l’équipe de Subteq.io, c’est d’être précis à quelques centimètres près. Une trouvaille révolutionnaire à Lattes.

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Sa passion, c’est son métier depuis déjà 36 ans. Spécialisé dans le traitement des faits-divers et dans les chroniques judiciaires, ce « roi du scoop » natif du Luberon ne compte jamais ses heures. Ses atouts : une plume aiguisée et un réseau d’informateurs à faire pâlir.

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