Saint-Bauzille-de-Putois s’oppose à l’arrivée de 80 jeunes migrants

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Illustration - Freedom House

L’arrivée imminente de 80 jeunes migrants qui seront hébergés dans le centre de pleine nature des Lutins Cévenols, à Saint-Bauzille-de-Putois, à 50 kilomètres au nord de Montpellier est loin de faire l’unanimité, d’autant que le maire de la commune, Michel Issert a été prévenu par un simple coup de téléphone adressé le 12 octobre dernier à 20h par la sous-préfète de Lodève.

Quelques jours plus tôt, le maire de ce village tranquille d’environ 1500 habitants s’était étonné de l’annonce de la fermeture de ce centre, « une fermeture surprise qui m’avait interpellé » écrit-il dans sa lettre adressée au préfet de l’Hérault, le 13 octobre, en réponse au coup de fil inattendu de la sous-préfète de Lodève de la veille au soir.

« Un camouflet pour nos fonctions »

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« Sitôt cette information de fermeture des Lutins Cévenols connue, j’ai essayé d’en savoir plus, notamment sur les raisons, auprès du président, du directeur et des responsables du centre, en vain. J’ai eu, en revanche confirmation qu’un sous-préfet de l’Hérault avait effectué une récente visite » ajoute Michel Issert. Qui informe alors le préfet, qu’après avoir réuni d’urgence une demi-heure après l’appel de la sous-préfète les élus disponibles, « à l’unanimité, nous considérons qu’une telle décision sans concertation préalable constitue un camouflet à nos fonctions ».

Le maire et le conseil municipal révèlent au préfet qu’ils s’opposent à la venue de ces 80 jeunes migrants dans ce centre dédié au tourisme, « où rien n’existe pour un accueil collectif profitable à tous. Cette situation non préparée me fait craindre des troubles à l’ordre public ».

Michel Issert a immédiatement informé les habitants du village de ce qui se tramait, alertant dans la foulée le président de la communauté des communes des Cévennes Gantoises et Suménoises et le ministère de l’Intérieur. Dans son courrier du 13 octobre, il demande au préfet, Pierre Pouëssel « de surseoir à sa décision ».

SOS Solidarités

C’est le groupe SOS Solidarités qui va gérer l’afflux de ces jeunes migrants venus de la « jungle » de Calais. Depuis septembre 2015, cette association accueille et s’occupe de l’hébergement de réfugiés installés dans des campements précaires, comme à Calais, dans le Nord de la France. Michel Issert s’est rapproché des responsables du Groupe SOS Solidarités pour en savoir plus sur l’arrivée de ces migrants, probablement début novembre.

À Saint-Bauzille-de-Putois, on ne parle que de ce sujet qui fait polémique. La fronde s’organise.

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